Politique

Penelope Gate : Pendant que François Fillon se débat, Nicolas Sarkozy « glousse de plaisir »

Selon ses collaborateurs, Nicolas Sarkozy observe, les rebondissements successifs du Penelope Gate. Et il semble savourer ce moment. 

Si Nicolas Sarkozy est resté très discret sur les affaires qui touchent François Fillon, il semble néanmoins qu’il n’en rate aucun des rebondissements.

Eliminé dès le premier tour de la primaire à droite, en novembre dernier, alors que son ancien Premier ministre François Fillon triomphait et remportait le scrutin haut la main, Nicolas Sarkozy se tient à l’écart de la vie politique depuis ce revers de fortune.

Pourtant depuis le déferlement de révélation concernant Penelope et les enfants Fillon, l’ancien chef de l’Etat jubilerait en coulisses.

Nicolas Sarkozy « glousse de plaisir »

En effet, Le Parisien a relayé jeudi 2 février des propos qui se seraient tenus entre les députés Les Républicains.

Ainsi, le quotidien explique que le jour de la parution des premières révélations du Canard Enchaîné, une réunion de 53 parlementaires sarkozystes s’est tenue près de l’Assemblée nationale, autour de Brice Hortefeux.

Alors que le candidat des Républicains à la présidentielle affrontait la première secousse du séisme, les troupes de l’ex-président, elles, rappelaient ainsi leur existence.

Selon Le Parisien, le téléphone de Nicolas Sarkozy n’a cessé de sonner.

Il n’a pas du tout décroché.

A confié un de ses proches en ajoutant :

Il glousse de plaisir. Il savoure, on le sent qui rigole.

Un autre collaborateur a également déclaré :

Il a toujours dit que Fillon n’était pas quelqu’un de franc

La raison de ce ravissement ?

Un sentiment de revanche d’abord. En effet, l’ancien président avait estimé que ses proches collaborateurs n’avaient pas été particulièrement bien traités après la victoire de François Fillon à la primaire de la droite. Parlant notamment des postes distribués et de la visibilité de certains sarkozystes.

On a été traités comme de la merde !

Aurait carrément assené l’un des parlementaires.

Mais c’est surtout la petite phrase assassine de François Fillon lâché en août 2016 au sujet des soucis judiciaires de l’ancien président :

Qui imagine le général De Gaulle mis en examen ?

Avait questionné le gagnant de la primaire au sujet des ennuis judiciaire de Nicolas Sarkozy.

Des mots que l’ancien président de la République n’aurait visiblement ni oublié ni pardonné.

Et il dit quoi le Général, là ?

Aurait-il glissé.

Nicolas Sarkozy, le plan B ?

Alors, un retournement de situation, qui pourrait tenter à nouveau Nicolas Sarkozy ?

Dans les rangs sarkozystes, certains évoquent l’hypothèse François Baroin comme plan B.

D’autres avancent la possibilité d’un retour de l’ancien locataire de l’Elysée.

En effet, depuis le déferlement de critiques contre la candidature de François Fillon, il n’aura échappé à personne que le premier à avoir osé réclamer ouvertement le retrait de François Fillon est Georges Fenech. Justement, un fervent sarkozyste.

Nicolas Sarkozy peut-il donc être un recours en cas de désistement de François Fillon ?

Pour certains députes, « il ne l’exclut pas »

Je pense qu’il se dit qu’il y a un petit trou de souris.

Même son de cloche chez des ténors des Républicains :

Sarkozy peut faire une opération Blitzkrieg : Je vous emmerde, je suis candidat. S’il fait ça, qui va aller contre lui ? Ni Baroin ni Wauquiez. Ça ne m’étonnerait pas qu’il prenne une initiative.

Pourtant, selon son entourage politique le plus proche, le scénario est inenvisageable :

Il a été battu, c’est fini!

Une version d’autant plus crédible que le risque d’un renvoi en correctionnelle dans l’affaire Bygmalion plane toujours sur Nicolas Sarkozy.

 

Publié le vendredi 3 février 2017 à 10:18, modifications vendredi 3 février 2017 à 10:18

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