Politique

Penelope Gate : Marc Joulaud, l’ex-suppléant de François Fillon, mis en examen

Nouveau rebondissement judiciaire dans l’affaire du Penelope Gate cette semaine. Marc Joulaud, le maire (LR) de Sablé-sur-Sarthe et l’ancien suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale, vient d’être mis en examen vendredi 24 mars pour détournement de fonds publics. Il a notamment employé Penelope Fillon comme assistante parlementaire entre 2002 et 2007.

L’ex-suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale est dans la tourmente judiciaire. Marc Joulaud vient en effet d’être mis en examen pour détournement de fonds public dans le cadre de l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs visant Penelope Fillon.

Penelope Gate : Marc Joulaud mis en examen et entendu par les juges

Le maire de Sablé-sur-Sarthe a donc été convoqué vendredi matin. Il a été entendu par des juges d’instruction selon des informations du Figaro. Marc Joulaud a occupé la fonction de député de la Sarthe de 2002 à 2007. C’est durant ce mandat qu’il a embauché Penelope Fillon comme assistante parlementaire. L’épouse de François Fillon sera entendue en fin de semaine prochaine dans le cadre des investigations. Les juges attendaient beaucoup de réponses et de précisions de la part de Marc Joulaud selon des indiscrétions du Figaro. Son témoignage pourrait faire basculer l’enquête.

Retour sur les révélations du Canard Enchaîné

Depuis les révélations du Canard Enchaîné et le début de l’affaire du Penelope Gate, le couple Fillon est accusé d’avoir instauré un système d’emploi fictif. Le journal satirique était parvenu à dévoiler qu’entre 1986 et 2013, Penelope Fillon aurait touché un salaire de 3 600 euros mensuels net pour sa prétendue fonction d’attachée parlementaire. La somme globale sur trente ans représente 680 380 euros. La réalité de cette mission et de ce travail est contestée depuis de nombreux mois. Les sommes perçues pour un emploi à nouveau supposé fictif à La Revue des deux mondes a également fait polémique.

La riposte de François Fillon

Le candidat à l’élection présidentielle François Fillon dénonce, de son côté, un acharnement médiatique et judiciaire. Il a même récemment accusé le chef de l’Etat François Hollande d’être à la tête d’un « cabinet noir » qui chercherait à lui nuire. François Fillon avait indiqué qu’il renoncerait à se présenter en cas de mise en examen. Il n’a donc pas tenu cet engagement.

Le candidat Les Républicains a en effet été mis en examen le 14 mars dernier pour détournement de fonds publics et complicité d’abus de biens sociaux pour les emplois présumés fictifs de sa femme et de deux de leurs enfants. François Fillon s’est justifié et a maintenu sa candidature coûte que coûte. Il a évoqué l’acharnement judiciaire et a utilisé les mots extrêmement forts d’ « assassinat politique ». Son meeting au Trocadéro a été le véritable tournant de sa campagne. La présence d’une foule impressionnante a galvanisé le candidat qui semblait pourtant être au plus mal suite à ses démêlés judiciaires.

L’enquête se poursuit dans le cadre du Penelope Gate

François Fillon est également sous la menace d’un réquisitoire supplétif du Parquet national financier pour escroquerie, faux et usage de faux toujours dans l’affaire des emplois de son épouse. Le candidat de la droite à l’élection présidentielle pourrait donc être convoqué une nouvelle fois par les juges pour une mise en examen supplémentaire ou bénéficier du statut de témoin assisté.

François Fillon : un candidat inflexible à moins de trente jours du premier tour

François Fillon reste déterminé. Son passage dans l’Emission Politique de David Pujadas jeudi a été beaucoup commenté. Après avoir été confronté aux questions des juges, le candidat de la droite a répondu avec flegme et sans s’énerver aux accusations et aux propos courageux de la romancière Christine Angot. François Fillon n’a pas l’intention de renoncer à moins de trente jours du premier tour. Il remet donc son destin entre les mains des citoyens français.

François Fillon, son épouse et ses enfants sont toujours présumés innocents malgré la mise en examen. L’enquête est en cours. La Justice fait son travail. Le temps médiatique et judiciaire ne sont pas calqués sur le même rythme. Après avoir été la sensation de la primaire de la droite, François Fillon parviendra-t-il à faire mentir une nouvelle fois les sondages et à se hisser au deuxième tour de l’élection présidentielle ? Verdict attendu au soir du dimanche 23 avril. En cas de défaite de la droite, le bilan de la campagne électorale risque d’être houleux au sein des Républicains.

Publié le samedi 25 mars 2017 à 15:34, modifications samedi 25 mars 2017 à 15:34

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !