Le président Trump a démenti avoir parlé de “pays de merde” lors d’une réunion sur l’immigration à la maison blanche à travers un tweet publié récemment. Mais le sénateur démocrate Dick Durban, également présent à cette réunion, a affirmé le contraire. Pendant ce temps, les pays d’Afrique se disent indignés par les propos du président et réclament des excuses immédiates.

Un démenti largement contesté

Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés.

A affirmé Donald Trump dans un Tweet paru en fin de semaine. La polémique avait en effet éclaté après que de nombreux représentants ayant assisté à une réunion sur l’immigration ont affirmé que le président avait prononcé ces mots insultants. Le président désignait alors Haïti et d’autres pays africains.

Après s’en être défendu, Donald Trump a publié une série de tweets dans lesquels il a défendu sa politique d’immigration très rigoureuse.

Je veux un système d’immigration fondé sur le mérite et des gens qui aideront notre pays à aller de l’avant. Je veux la sécurité pour notre peuple.

Mais selon le sénateur américain Dick Durbin, Donald Trump a bel et bien utilisé l’expression “pays de merde” et ce à de nombreuses reprises pendant la réunion. Il rejette ainsi fermement les tweets publiés par le président cette semaine.

L’ONU et les pays africains réclame des excuses

Après une longue réunion des représentants des pays africains à l’ONU, ces derniers ont fait paraître un communiqué aux mots très durs. Ils se disent en effet “extrêmement choqués” et “condamnent les remarques scandaleuses, racistes et xénophobes” prononcées par le président.

Les ambassadeurs du groupe africain à l’ONU ont exigé vendredi, dans un communiqué au langage très fort, “rétractation” et “excuses” au président américain Donald Trump, condamnant ses propos “racistes” rapportés la veille sur l’immigration en provenance de “pays de merde”. Ils ont également déploré la tendance actuelle du gouvernement américain de stigmatiser les gens de couleur, et sont également déclarés solidaire du peuple haïtien, désignés en premier lieu par Trump.

D’autres réactions en provenance des pays d’Amérique latine ont également été entendues. Ainsi, l’administration cubaine et le président vénézuélien Nicolas Maduro ont fermement condamné ces propos, tout en appelant à renforcer l’alliance des pays de la zone en réaction à ces propos xénophobes et de replis.

Dernières réactions en date, l’Union Africain et le Botswana ont condamné des remarques “blessantes et dérangeantes”. Ainsi, le porte parole de l’UA Moussa Faki a tenu à souligner que :

 C’est d’autant plus blessant compte tenu de la réalité historique du nombre d’Africains qui sont arrivés aux Etats-Unis comme esclaves.

Enfin, le Botswana annoncé avoir convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis pour obtenir des excuses immédiates de la part du président.