Politique

Le Parti Socialiste déclaré « mort » par Valls, Cambadélis et Le Foll

Il y a quelques jours, le Parti Socialiste enregistrait l’une des plus grandes défaites électorales de son histoire en enregistrant moins de 7% des suffrages lors du premier tour de la présidentielle. Aujourd’hui, l’heure est à la remise en question rue de Solférino et, selon trois ténors du parti, le PS est en état de « mort » avancée.

Le 23 avril dernier, Benoît Hamon et le Parti Socialiste prenaient une douche froide. Et pour cause, avec moins de 7% des suffrages au premier tour de la présidentielle, le parti de François Mitterrand subissait l’un des plus gros revers de son histoire.

Aujourd’hui, l’heure semble être au bilan rue de Solférino. Un bilan qui, selon les « grands noms » du PS, se veut pour le moins désastreux. Pour eux, pas de doute : le pronostic vital du Parti Socialiste est engagé !

IL VA FALLOIR SE RÉINVENTER

En effet, interrogé par Le Parisien, mardi 2 mai, Stéphane Le Foll n’a pas caché ses inquiétudes quant à l’avenir de l’institution de gauche. Pour lui, l’heure est grave :

Il va falloir se réinventer. Il faudra y réfléchir après les législatives. Dans le moment présent, il faut rester rassemblés et responsables. Sinon, on risque l’éclatement général.

Des propos pour le moins alarmistes, vous en conviendrez. Et autant dire que le son de cloche du côté de Manuel Valls n’est pas bien différent. Ainsi, pour l’ancien premier ministre, qui s’est exprimé sur Europe 1 le même jour :

Le PS doit se dépasser, changer. C’est la fin d’une histoire, nous le savons bien. Nous n’avons pas été capables de changer notre nom, de nous dépasser, de changer notre nature.

Changer de nom, un objectif que peine à atteindre Manuel Valls. Pour rappel, ce dernier a déjà fait cette proposition à plusieurs reprises depuis 2011. En vain…

Mais alors, que pense Jean-Christophe Cambadélis de la situation ? Pour le grand patron du Parti Socialiste, le constat ne se veut pas moins alarmant. Ainsi, s’exprimant sur RFI, celui-ci a confié :

On fera le bilan de tout ça mais il est clair qu’il faudra une reconstruction, voire une refondation du Parti socialiste. Le parti d’Épinay est mort et bien mort.

En utilisant ces mots, les ténors du PS tentent par tous les moyens de tirer un trait sur le passé récent de l’officine politique. Ces derniers arriveront-ils à redresser un parti qui semble aujourd’hui à l’agonie ? La réponse dans quelques semaines, à l’issue des législatives…

Publié le mercredi 3 mai 2017 à 14:04, modifications mercredi 17 mai 2017 à 10:15

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