Politique

Parlement européen : Face aux attaques de Florian Philippot, Emmanuel Macron rend coup pour coup

Emmanuel Macron et Florian Philippot se sont vilipendés après le discours du président de la République devant les eurodéputés au Parlement européen.

Ce mardi 17 avril, Emmanuel Macron délivrait son premier discours devant le Parlement européen. En effet, le président de la République était venu défendre sa vision de l’Europe, mettant en garde contre les « tentations autoritaires » et les replis nationaux, qui réveillent une « forme de guerre civile européenne ».

Venu pour plaire

Bien qu’applaudis par une majorité d’eurodéputés, d’autres se sont montrés plus offensifs. En effet, interpellé par plusieurs eurodéputés, Emmanuel Macron a encaissé les coups avant de les rendre. De manière prévisible, les élus français d’extrême droite ne l’ont pas épargné. Ainsi, le chef de l’État a dû faire face aux vives critiques de Florian Philippot. Le président et fondateur des Patriotes a notamment accusé Emmanuel Macron de venir « pour plaire » et de reprendre « tous les canons du catéchisme européen ». En outre, il a dénoncé l’exercice auquel venait de se livrer le président de la République, tout en refusant de parler de « parlement ». Selon lui « il n’y a pas de peuple européen unique à représenter ».

Des propos qui n’ont évidemment pas manqué de faire réagir Emmanuel Macron.

Je suis étonné que vous ayez pu dire ce que vous avez dit sur cette assemblée dans laquelle vous êtes. Vous y avez été élu par le peuple français. Vous avez un drôle de respect pour le peuple français. Si cette assemblée ne vous plaisait pas, il ne fallait pas y venir, c’est tout !

A vertement assené le chef de l’État sous les applaudissements des élus européens.

Vous avez perdu en mai dernier, le peuple français en a décidé ainsi.

Toutefois, c’est une passe d’arme avec l’écologiste belge Philippe Lamberts qui a été la plus virulente. En effet, l’eurodéputé a critiqué, pêle-mêle, l’action des forces de l’ordre à Notre-Dame-des-Landes, la loi asile et immigration et les inégalités. Avant d’offrir une corde au président français, en allusion à son expression « premier de cordée ».

Vous pouvez tenir des propos d’estrade car vous avez le confort de ce salon.

A simplement répliqué Emmanuel Macron.

Au nom du respect que j’ai pour ce Parlement, je ne peux vous laisser dire des bêtises et contre-vérités.

 

Publié le mercredi 18 avril 2018 à 11:55, modifications mercredi 18 avril 2018 à 11:50

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