Politique

Omarosa Manigault Newman : L’enregistrement du licenciement de l’ancienne employée de la Maison-Blanche diffusé

L'ex-employée accuse Donald Trump d'être raciste et misogyne

Omarosa Manigault Newman : L'enregistrement du licenciement de l'ancienne employée de la Maison-Blanche diffusé

La veille de la sortie de son livre polémique sur son expérience au sein de l’Administration Trump, des extraits du licenciement d’Omarosa Manigault Newman ont été diffusés par la presse américaine. Un échange qu’elle a enregistré à l’insu de son interlocuteur, le chef de cabinet John F. Kelly.

L’affaire vient étoffer la liste de scandales que connaît le gouvernement Trump depuis l’investiture du 45e Président des États-Unis. Omarosa Manigault Newman, chargée du Bureau des relations publiques jusqu’en janvier dernier a enregistré son licenciement par John F. Kelly, le chef de cabinet de la Maison-Blanche.

D’ex-candidate de télé-réalité à militante pour Donald Trump

La jeune femme d’origine afro-américaine avait participé en 2004 à l’émission de télé-réalité The Apprentice animée par Donald Trump, avant d’être chargée des relations avec la communauté afro-américaine durant sa campagne, bien qu’elle se disait encore démocrate en 2015. Celle qui affirmait que l’homme d’affaires était « Très ouvert d’esprit » et « ne juge pas les gens en fonction de leur genre ou de leur couleur de peau » publie un livre à paraître demain sur sa collaboration avec l’actuel président américain qu’elle accuse de racisme et de misogynie.

L’enregistrement illégal d’un licenciement oppressant

L’échange avec le chef de cabinet, capturé à l’aide de son portable, aurait eu lieu en 2017 dans la Situation Room, une salle de gestion des crises située au sous-sol de la Maison-Blanche, où les appareils électroniques sont formellement interdits, d’après les informations fournies par la Maison-Blanche à CNN. Au cours de l’enregistrement, dont quelques extraits ont été diffusés par la chaîne de télévision NBC, John F. Kelly s’adresse à Omarosa Manigault Newman sur un ton ferme, évoquant à plusieurs reprises des « problèmes d’intégrité importants » pour justifier son renvoi. Il précise ensuite qu’il s’agit de « l’usage de véhicules du gouvernement » ainsi que d’argent, des motifs qu’il ne détaille pas davantage mais qui sont selon lui « Très sérieux ».

Mais c’est un autre segment des propos de John F. Kelly que l’ex-employée considère comme une preuve des mensonges permanents de l’Administration Trump qu’elle dénonce. Car au cours de la conversation, l’homme politique influent, proche du chef d’État lui propose « un licenciement à l’amiable », et l’encourage à privilégier cette option pour sa « réputation ». Une contrainte implicite, selon Newman, accompagnant les extraits de son propre témoignage sur les circonstances de l’entretien, avant lequel elle aurait été contrainte et menacée.

Ils me conduisent dans la salle de crise, les portes sont verrouillées, ils me disent que je ne peux pas en partir et ils commencent à me menacer, à me faire peur, à me contraindre.

Affirme la jeune femme au cours de l’interview accordée à NBC.

Une Maison-Blanche gouvernée par le mensonge et la manipulation ?

Quant à son revirement, elle ajoute s’être « protégée » dans « une Maison-Blanche où tout le monde ment ». A la suite du discours que l’ancien général lui a asséné pour lui signifier son renvoi « non-négociable », on entend Omarosa Manigault Newman demander si le Président était au courant de cette décision. La réponse de celui qui selon L’Express contrôlerait l’accès au bureau Ovale et ferait le ménage dans les collaborateurs de Donald Trump est sans appel : « Le personnel travaille pour (lui), pas pour le Président ».

En réaction aux multiples révélations que l’ancienne collaboratrice entend faire sur le Président qui l’a récemment qualifiée de « Low-life » (Minable), et la manière dont elle aurait été instrumentalisée par ses équipes, la Maison-Blanche la considère comme une « ancienne employée mécontente ».

L’idée même qu’un membre du personnel puisse faire entrer un appareil d’enregistrement dans la salle de crise témoigne d’un mépris flagrant pour notre sécurité nationale […] Et se vanter à la télévision nationale prouve le manque de caractère et d’intégrité de cette ex-employée mécontente.

A estimé dans un communiqué Sarah Sanders, porte-parole du gouvernement américain depuis 2017.

Pour les proches du président, l’ex-chargée du Bureau des relations publiques aurait décrédibilisé sa propre intégrité en enregistrant et en rendant public cet échange privé.

Une défense qui ne suffira pas à amortir les dévoilements du livre à paraître.

Publié le lundi 13 août 2018 à 16:31, modifications mardi 14 août 2018 à 8:44

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !