Politique

Nouveau dérapage de Nicolas Sarkozy devant des étudiants gabonais

A l’occasion d’un meeting à Marcq-en-Baroeul (dans le Nord), Nicolas Sarkozy a été chahuté par une dizaine d’étudiants qui lui reprochait d’avoir facilité la réélection d’Ali Bongo. Ce qu’il n’a pas du tout apprécié.

Après sa déclaration lundi 18 septembre sur « nos ancêtres, les Gaulois », Nicolas Sarkozy n’était certainement pas d’humeur à entendre parler de politiques extérieures.

Alors que le candidat à la primaire de la droite et du centre s’exprimait pendant un meeting à Marcq-en-Barœul (dans le Nord), des étudiants qui érigeaient des drapeaux du Gabon, ont fait irruption dans la salle en scandant :

Sarko, vient chercher Ali!

En effet, un membre du collectif « Lille refuse » a expliqué à l’AFP que les étudiants gabonais reprochaient à Nicolas Sarkozy, alors qu’il était président de la République, d’avoir favorisé le maintien au pouvoir d’Ali Bongo.

L’origine de ces attaques vient d’un ancien proche de la famille Bongo, Mike Jocktane. L’homme avait assuré en 2011 que Nicolas Sarkozy aurait « bénéficié de remises d’espèces pour financer sa campagne de 2007 et régler une situation dans l’entre-deux tours ».

Cependant, selon l’ancien avocat et intermédiaire Robert Bourgi, le système des « mallettes gabonaises » s’était au contraire interrompu avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir.

Au Gabon, la situation est toujours très tendue depuis l’annonce de la victoire du président sortant Ali Bongo au scrutin présidentiel le 31 août. Le pays est toujours est plongé dans une crise politique sans précédent. Les violences post-électorales, début septembre, ont fait trois morts d’après les autorités et plus de 50 selon le camp du candidat malheureux Jean Ping, qui réclame un recomptage des voix.

Désormais, il revient à la Cour constitutionnelle gabonaise de se prononcer dans les heures qui viennent sur le recours du battu Jean Ping contre la réélection d’Ali Bongo.

Face à ces accusations et après un temps de latence, Nicolas Sarkozy, déjà agacé par cette polémique, a répliqué à l’intention des étudiants :

Ici c’est la France, c’est pas le Gabon. Si vous voulez parler du Gabon, retournez-y !

A-t-il lâché, sous les applaudissements nourris de la salle.

Les étudiants gabonais ont ensuite été expulsés de la salle par la sécurité.

Plus tôt dans l’après-midi de mercredi, Nicolas Sarkozy avait été accueilli par des « Sarkozy en prison !» clamés par des militants de la gauche radicale devant une librairie de Tourcoing (dans le Nord) alors qu’il venait dédicacer son nouveau livre.

Nul doute que cette nouvelle petite phrase prononcée ce mercredi 21 septembre, au terme d’une journée déjà bien agitée qui l’a mené de Calais aux huées de Tourcoing, va encore faire beaucoup parler.

Publié le vendredi 23 septembre 2016 à 15:13, modifications vendredi 23 septembre 2016 à 13:11

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