Politique

Nicolas Sarkozy : les écoutes de son téléphone validées

La Cour de cassation a validé ce mardi 22 mars la quasi-totalité des écoutes entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog, ouvrant la voie à un possible procès pour trafic d’influence et corruption.

En plus du dépassement de ses comptes de campagnes de 2012, Nicolas Sarkozy doit faire face à l’affaire « Paul Bismuth ».

Son espoir était de faire tomber les charges qui pèsent sur lui en faisant annuler la validité des écoutes téléphoniques qui servent de socle à sa mise en cause.

En validant leur conformité, la Cour de cassation a maintenu la mise en examen pour corruption et trafic d’influence du Président des Républicain.

Qu’y a-t-il sur ces écoutes ?

En avril 2013, la justice ouvre une information judiciaire pour déterminer si la Libye a participé au financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Les magistrats placent l’ex-Président sur écoutes et découvrent alors que Nicolas Sarkozy possède un second téléphone sous le nom de Paul Bismuth qui lui permet d’échanger discrètement avec son avocat.

En 2014, avant son retour sur le devant de la scène politique, Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir sollicité (par le biais de son avocat Thierry Herzog) le haut magistrat Gilbert Azibert pour obtenir des informations couvertes par le secret (éventuellement influencer le magistrat) sur l’affaire Bettencourt.

Quelles sont les conséquences du jugement de la cour de cassation pour Nicolas Sarkozy ?

Le rejet du pourvoi en cassation de Nicolas Sarkozy

équivaut au maintien de sa mise en examen pour trafic d’influence et corruption.

Les juges d’instruction ont désormais terminé leur enquête et le Président des Républicains pourrait être renvoyé devant un tribunal correctionnel.

Les trois chefs d’accusation retenus sont : corruption active, trafic d’influence actif et recel de violation du secret professionnels.

En cas de poursuites et de condamnation, ces charges pourraient valoir à Nicolas Sarkozy jusqu’à 10 ans de prisons et 375 000 €uros d’amendes.

La déchéance des droits civils et civiques pourrait également être appliqués.

Ainsi, la décision de la Cour de cassation vient ternir davantage la situation judiciaire et politique de l’ancien chef d’Etat, déjà mis en examen en février pour financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012.

Sa participation à la primaire des Républicains, en novembre, pourrait être remise en question.

Publié le mercredi 23 mars 2016 à 10:48, modifications mercredi 23 mars 2016 à 10:13

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