Politique

Marine Le Pen dit oui à Donald Trump

Dans un entretien à Valeurs Actuelles, Marine Le Pen a révélé qui était son favori à l’élection présidentielle américaine.

La présidente du Front National a finalement franchi le pas.

Dans une interview accordée à Valeurs Actuelles, dans son numéro du jeudi 7 juillet, Marine Le Pen a réaffirmé sa volonté de sortir de l’Union européenne ainsi que sa campagne pour l’élection présidentielle à venir. Mais elle s’est également positionnée en faveur de Donald Trump, le candidat républicain à l’élection présidentielle des Etats-Unis qui se déroulera en novembre prochain.

Cependant, il s’agit d’un timide soutien qui n’est pas clairement explicité :

Si j’était américaine, je voterai tout sauf Hillary Clinton.

Ce qui finalement ne laisse qu’une option à la fille de Jean-Marie Le Pen : Donald Trump.

Marine Le Pen a expliqué:

Au-delà de son aspect fantasque, ce qui plaît aux Américains, c’est qu’il est un homme libre : à l’égard de Wall Street, des marchés et des lobbies financiers et même de son propre parti.

Pour la présidente du Front National, l’agitateur américain « ne mérite ni excès de compliments, ni excès d’opprobre »

À l’inverse, la candidate démocrate, Hillary Clinton, incarne pour Marine Le Pen :

Tout ce que les États-Unis ont pu construire et exporter de néfaste dans le monde en termes de modèle économique, de choix internationaux.

La chef de file du parti d’extrême droite avait pourtant pris ses distances avec Donald Trump pendant sa course à l’investiture de la primaire républicaine, désavouant certains de ses propos. Si Marine Le Pen a mis du temps à soutenir le milliardaire américain, d’autres cadres du parti frontiste avaient dès le début félicité sa percée dans les sondages :

Quand on voit Trump et Sanders qui sont en forme dans les élections, côté républicain et démocrate, ça prouve que, là aussi, il y a une remise en cause de l’establishment.

Avait déclaré Florian Philippot.

Ses constats et sa sensibilité sont très proches de ceux de la droite patriote.

Avait lancé Robert Ménard, le maire de Béziers qui s’est rapproché du Front National depuis 2011.

Désormais, Marine Le Pen accepte de se positionner avant tout contre la favorite démocrate, Hillary Clinton. Selon le politologue spécialiste du Front National, Jean-Yves Camus, la candidate d’extrême droite joue sur le parallèle des candidats hors-système dans lequel elle s’inclut :

Dans le contexte général que croit discerner Le Pen d’une montée en puissance des droites radicales, elle peut être tentée de surfer sur le phénomène Trump, comme avec le Brexit ou la présidentielle autrichienne.

En effet, les points communs entre les deux candidats aux élections présidentielles sont bien présents. Lorsque Donald Trump est protectionniste, antimondialiste, anti TAFTA, pour le Brexit, il rejoint entièrement le programme énoncé par Marine Le Pen.

Lorsqu’elle dit :

Les Français d’abord.

Le candidat américain va dans le même sens :

Les Américains d’abord

Selon un sondage paru en mars dernier de l’Institut YouGov pour Le HuffPost, 32% des français interrogés estimaient que Marine Le Pen était la personnalité politique qui s’apparentait le plus au candidat américain, loin devant Nicolas Sarkozy (pour 10% des interviewés).

Il y a quelques mois, Donald Trump avait expliqué à propos de Marine Le Pen :

C’est quelqu’un qui réussit ce qu’elle fait et qu’elle ira loin.

Il semble que le soutien soit réciproque.

Publié le jeudi 7 juillet 2016 à 12:05, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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