Politique

Marine Le Pen dénonce la scolarisation gratuite « des clandestins »

« C’est la fin de la récréation »

Bien qu’elle ait affirmé qu’elle n’avait « rien contre les étrangers », Marine Le Pen a toutefois estimé que leurs enfants ne pouvaient pas être éduqués en France à titre gracieux.

Invitée ce jeudi 8 décembre par l’institut de sondage BVA, Marine Le Pen a débattu avec Adélaïde Zulfikarpasic, la directrice de BVA Opinion, et Denis Carreaux, le directeur des rédactions du groupe Nice Matin.

A l’occasion de ce 7ème petit-déjeuner débat POP2017, elle a exprimé son intention de revenir sur la gratuité de l’éducation pour les enfants de parents étrangers se trouvant en situation irrégulière.

Ainsi, la candidate du Front national pour l’élection présidentielle a estimé que la gratuité systématique de l’école était « une pompe aspirante de l’immigration ».

Pour justifier sa position, Marine Le Pen a évoqué « la solidarité nationale », qui doit s’exprimer à l’égard à des Français :

Si vous venez dans notre pays, ne vous attendez pas à ce que vous soyez pris en charge, à être soignés, que vos enfants soient éduqués gratuitement, maintenant c’est terminé

A-t-elle ainsi expliqué.

Nous n’avons plus moyen de faire cela, nous allons réserver nos efforts et notre solidarité nationale aux plus humbles, aux plus modestes, aux plus pauvres d’entre nous.

A ainsi martelé l’eurodéputée en reprochant à la population immigrée en France de ne pas travailler.

En outre, la chef de file du Front national, que tous les sondages annoncent au second tour de la présidentielle, a ensuite précisé vouloir faire payer aux parents étrangers en situation régulière mais qui ne travaillent pas, une « contribution » aux frais de scolarité de leurs enfants.

Et de poursuivre :

Sans compter les dispositifs qui permettent à des gens de toucher des minimums vieillesse avec le seul critère d’arriver en France, d’avoir 65 ans, sans avoir jamais ni travaillé ni cotisé en France, et on arrive à délivrer, je sais plus, 750 euros par personne, 1.500 euros pour un couple.

Marine Le Pen a étayé son propos en mettant en parallèle la délicate situation d’une grande partie des agriculteurs :

Il y a en bas de chez vous, des agriculteurs qui vivent avec 300 euros ou 400 euros par mois de retraite.

Cependant, comme l’a rappelé Le Monde dans son édition de ce jeudi :

Le droit à l’éducation est reconnu constitutionnellement en France depuis 1946. Le texte précise que tout enfant résidant en France doit, dès 6 ans, étudier au sein d’un établissement scolaire public ou privé jusqu’à l’âge de 16 ans, sous peine de poursuites pénales à l’encontre des parents.

Un détail légal que semble avoir occulté Marine Le Pen…

Publié le vendredi 9 décembre 2016 à 11:19, modifications vendredi 9 décembre 2016 à 12:04

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