Politique

Manuel Valls fait ses adieux « chaleureux et tendres » aux Français

Manuel Valls a adressé « un au revoir chaleureux, tendre » aux Français. Le candidat à la mairie de Barcelone a défendu sur France 2 son « changement de vie ».

Manuel Valls et la politique française, c’est terminé. De conseiller régional à Premier ministre, le candidat à la mairie de Barcelone a fait ses adieux à la politique française dimanche 30 septembre :

Il y a un challenge, un défi politique. Mais il y a d’abord et avant tout. Et je demande qu’on le respecte, un changement de vie

A expliqué Manuel Valls à Laurent Delahousse sur le plateau du Journal Télévisé de 20h de France 2.

Sans aucune amertume et aucun regret

Ainsi, visiblement serein, l’ancien Premier ministre sous la présidence de François Hollande y a défendu son choix de quitter la vie politique française. Et notamment son siège de député de l’Essonne. Il a adressé un « au revoir chaleureux et tendre » aux Français, qu’il assure définitif.

Oui c’est terminé. Je fais un choix personnel, celui de changer de vie et d’horizon.

A énoncé Manuel Valls, affirmant à plusieurs reprises qu’il n’éprouvait « aucun regret ni amertume ».

Il y a un défi politique mais il y a avant tout un changement de vie. Je pars avec l’âme tranquille. Avec tout ce que j’ai accompli en France.

Par ailleurs, il s’est dit fier de revenir dans sa ville natale après « un parcours exceptionnel » de l’autre côté des Pyrénées.

Ce qui prédomine, c’est un immense amour vis-à-vis de la France qui m’a tant donné. Une reconnaissance à l’égard des Français.

J’ai sans doute mes torts

En outre, Manuel Valls a affirmé avoir reçu le soutien du président Emmanuel Macron.

Je souhaite sa réussite, c’est l’avenir du pays qui est en jeu et une certaine conception de l’Europe.

A lancé Manuel Valls, qui a précisé s’inscrire, comme Emmanuel Macron, dans le même « combat des progressistes et des nationalistes en Europe ».

Pour moi il n’y a pas de rupture, Barcelone c’est le même chemin, c’est défendre les mêmes valeurs.

En outre, Manuel Valls n’a pas manqué l’occasion de répondre à ses détracteurs. En effet, il a regretté le « manque d’élégance » à son égard de certaines leaders politiques français ces derniers jours. A l’image de Jean-Luc Mélenchon ou Olivier Faure, nouveau patron du Parti socialiste. Ce dimanche 30 septembre, invité du Grand Rendez-Vous CNews-Europe 1-Les Echos, ce dernier a effectivement déclaré que Manuel Valls quittait la France « avec le goudron et les plumes ». De plus, il a lancé à la volée une pique à l’encontre de l’ancien président François Hollande :

Quand j’ai présenté la loi Travail, seul, j’ai pris la foudre que François Hollande n’a pas voulu prendre ou n’a pas pu prendre.

Finalement, Manuel Valls a reconnu que son mandat de Premier ministre avait été semé d’embûches :

J’ai incontestablement mes torts.

A-t-il admis ajoutant :

Quand on gouverne c’est difficile. On fait des erreurs.

Publié le lundi 1 octobre 2018 à 10:55, modifications lundi 1 octobre 2018 à 10:55

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