Politique

Manuel Valls égratigne François Hollande et Emmanuel Macron

Dimanche, François Hollande passait officiellement le flambeau à Emmanuel Macron lors d’une passation de pouvoir regardée par des millions de français. L’occasion pour Manuel Valls de se laisser aller à une petite analyse concernant les deux chefs de l’État. Et autant dire que ceux-ci en prennent pour leur grade…

Le dimanche 7 mai, Emmanuel Macron devenait officiellement président de la République. Quelques jours plus tard, Manuel Valls faisait part de sa décision de rallier le mouvement En Marche !, ce qui n’a pas manqué de déclencher de vives réactions dans la sphère médiatico-politique.

Seulement voilà, pour l’ancien premier ministre, tout ne s’est pas passé comme prévu. Ainsi, le mouvement du nouveau chef de l’État a décidé de ne pas investir Manuel Valls. Ce dernier a notamment pu se consoler en apprenant qu’un candidat ne lui serait opposé par la formation politique lors des législatives. Se consoler ? Pas sûr, en fait…

MANUEL VALLS : « MACRON, LUI, EST MÉCHANT »

En effet, interrogé dans le JDD, dimanche, jour de passation de pouvoir entre François Hollande et Emmanuel Macron, Manuel Valls n’a pas hésité à égratigner les deux dirigeants. Et pour cause, celui-ci a notamment déclaré :

Je suis extrêmement lucide sur Macron et sur son équipe. Hollande est méchant, mais dans un cadre. Macron, lui, est méchant, mais il n’a pas de codes donc pas de limites.

Revenant ensuite sur la décision de La République en Marche de ne pas opposer de candidat à l’élu de l’Essonne, ce dernier commente ensuite :

Il n’y a rien de magnanime dans cette histoire. On joue jusqu’au bout, on l’humilie, on l’isole, le tout pour finir par une solution de compromis. Mais ils l’ont fait de manière tellement appuyée que ça s’est retourné contre Macron. C’est devenu le cas Valls.

Peu avare de confidences, Manuel Valls ira même plus loin dans l’entretien. Ainsi, l’ancien premier ministre admet avoir pensé à se retirer de la vie politique à l’issue des primaires. Une décision qu’il n’aura finalement pas prise :

Au moment où survient la recomposition que j’ai toujours souhaitée, je vais être spectateur ? Non ! Je veux être dans cette séquence.

Pour Manuel Valls, pas de doute : l’avenir politique s’annonce jonché de challenges en tout genre…

Publié le lundi 15 mai 2017 à 14:38, modifications mardi 16 mai 2017 à 10:51

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