Politique

L’eurodéputé Janusz Korwin-Mikke explique pourquoi “bien entendu, les femmes doivent gagner moins que les hommes”

“Parce qu’elles sont plus faibles, elles sont plus petites et elles sont moins intelligentes.” Voici une des saillies sexistes de l’eurodéputé polonais en pleine séance plénière du parlement européen. Un monument de bêtise et de misogynie devenu viral, et qui devrait coûter cher à Janusz Korwin-Mikke.

C’est une sortie indigne, et le fait d’un récidiviste. Ce mercredi 1er mars, l’eurodéputé Janusz Korwin-Mikke a livré une diatribe stupéfiante contre les femmes. Doublant son discours d’un sourire goguenard, l’homme politique d’extrême droite s’est lancé dans des affirmations absurdes. La vidéo, diffusée notamment par Euronews, serait presque comique si elle n’était pas tristement bien réelle…

Savez-vous quel a été le classement de la première femme aux Olympiades scientifiques polonaises ? 800ème.

L’homme de 74 ans faisait pour l’occasion son “âge”. En effet son discours semblait tout droit sorti d’un savoir moyenâgeux et complètement obscurantiste. Alignant d’autres inepties afin de démontrer que les femmes sont inférieures aux hommes, il s’est fait remettre à sa place par l’eurodéputée espagnole Iratxe Garcia Perez. Celle-ci a assumé ses responsabilités en rappelant qu’elle était là pour défendre le droit des femmes à l’égalité, opposant ainsi à l’odieux sexisme de Korwin-Mikke un vrai combat politique.

Je sais que ça vous peine et que ça vous préoccupe qu’aujourd’hui les femmes, nous puissions représenter le peuple. (…) Je vais défendre les femmes européennes contre les hommes comme vous.

 

Janusz Korwin-Mikke, un habitué des dérapages

Ce triste sire n’en est pas à son coup d’essai. Tenant d’un discours xénophobe et ultra-nationaliste, il avait par exemple mimé en juillet 2015 un salut hitlérien. En juillet 2016, il évoquait à propos de la crise migratoire et à propos des migrants un “déversement d’excréments”. Déjà sanctionné pour ces graves dérapages,  Janusz Korwin-Mikke ne change pas d’attitude pour autant. Une posture alarmante, car de plus en plus répandue depuis l’élection de Donald Trump et la banalisation des discours haineux, discriminants et insultants.

Jeudi 2 mars, suite aux plaintes déposées par plusieurs eurodéputés, le président du Parlement européen Antonio Tajani a annoncé l’ouverture d’une enquête pour ” des remarques sexistes”.

Publié le dimanche 5 mars 2017 à 11:07, modifications dimanche 5 mars 2017 à 13:04

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