Politique

Législatives 2017 : Et si La République en Marche ! est majoritaire ?

Les adversaires d'Emmanuel Macron sont inquiets...

D’après les derniers sondages, La République en Marche pourrait bien être majoritaire à l’Assemblée nationale. Ce qui est loin de faire plaisir à tout le monde !

Les sondages semblent plutôt favorables au parti politique d’Emmanuel Macron. Ce qui offrirait donc une majorité absolue au Président de la République. Une bonne nouvelle pour celui qui débute son quinquennat et qui espère bien pouvoir mettre en œuvre rapidement certaines réformes. Mais pour y parvenir, il a absolument besoin d’une majorité à l’Assemblée nationale !

Les sondages semblent favorables aux candidats de La République en Marche. Et voilà qui est loin de plaire à tout le monde. En effet, les adversaires d’Emmanuel Macron et de son parti politique, cherchent à faire peur aux électeurs. Ils ont plusieurs stratégies pour démontrer qu’il faut absolument un contre-pouvoir pour éviter que l’Assemblée nationale obéisse aveuglément à l’exécutif. Ce serait donc dans le cadre de la séparation des pouvoirs qu’il faille absolument contrer le pouvoir exécutif…

Alors, que disent les opposants à La République en Marche ? On vous explique tout !

Des sondages favorables

Les derniers sondages sont particulièrement encourageants pour le parti politique d’Emmanuel Macron. En effet, les enquêtes d’opinion semblent prévoir entre 335 et 355 députés pour La République en Marche. La majorité est à 289… Autant dire qu’Emmanuel Macron devrait réussir largement à avoir la majorité absolue qu’il espère tant à l’Assemblée nationale !

Alors comme dans toute élection, il faut se méfier des sondages, qui ne sont pas toujours un reflet exact de la réalité. On se souvient des primaires par exemple, qui n’avaient pas vu le grand favori des sondages remporter la bataille. Mais disons que ces enquêtes d’opinion donnent tout de même une belle vision d’ensemble de la tendance qui semble se dessiner.

Et vous l’imaginez, cette tendance en faveur du parti d’Emmanuel Macron est loin de plaire à tout le monde. Ceux qui parlent de lui comme d’un Empereur ou d’un Roi, ont très peur de voir l’Assemblée nationale basculer en sa faveur, et donc de lui offrir les pleins pouvoirs…

Une baisse du pouvoir de l’Assemblée nationale ?

Certains hommes politiques mettent en garde contre l’absolutisme. Cet absolutisme qui découlerait d’une vague de députés de La République en Marche à l’Assemblée nationale. Selon le premier secrétaire du Parti Socialiste, qui se sent visiblement en danger,  le Parlement ne deviendrait plus qu’une chambre d’enregistrement. C’est en tout cas ce qu’il a déclaré sur BFMTV. Il craint notamment qu’il n’y ait plus aucun débat parlementaire au sein de l’Assemblée nationale… ce qui nuirait fortement à la démocratie d’après lui.

Il est loin d’être le seul à avancer ces arguments. En effet, le Sénateur Républicain Jean-Pierre Raffarin, s’est également exprimé à ce sujet. Il rappelle que la composition de l’Assemblée nationale est extrêmement importante. L’homme politique a peur que donner la majorité à La République en Marche revienne à donner les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron. Il refuse l’idée du parti unique. Oubliant peut-être qu’il a lui-même fait partie d’une large majorité lorsqu’il a été nommé Premier Ministre de Jacques Chirac en 2002. Il y avait alors une majorité de 398 députés à l’Assemblée nationale

Quelle force d’opposition ?

Un autre souci pointé du doigt en cas de majorité absolue par le parti La République en Marche serait l’absence d’une force d’opposition. Il faut savoir que généralement, c’est soit la gauche soit la droite qui a la majorité, et donc l’autre bord qui est dans l’opposition. Mais dans la configuration actuelle, les choses sont un peu différentes ! Le clivage droite – gauche est mis à mal, et on sait qu’il n’y aura pas vraiment d’opposition claire.

On risque en effet de retrouver une Assemblée nationale pluraliste. C’est ainsi que Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, définit le futur Parlement. Ce qu’il considère comme extrêmement dangereux. L’opposition n’aurait en effet aucun pouvoir de blocage. Et les députés qui seront dans l’opposition pourraient bien se chamailler sans jamais réussir à se mettre d’accord. Il risque en effet difficile d’imaginer un accord entre les socialistes et les Républicains qui devraient logiquement se retrouver dans l’opposition…

Et le Front National ?

Jean-Marie Le Pen ne s’est pas gêné pour s’exprimer au sujet de ces élections législatives. Et comme d’habitude, il ne mâche pas ses mots. Il ne l’a jamais fait et ne compte pas commencer maintenant ! L’ancien Président du Front National a ainsi qualifié Emmanuel Macron de gentil dictateur. C’est dans une interview publié dans le Figaro qu’il en a parlé en détails.

En effet, il affirme que le nouveau Chef de l’Etat va gouverner par ordonnance. Et qu’il va falloir s’y habituer ! L’ancien Président du Front National espère toutefois voir un groupe parlementaire dirigé par sa fille Marine Le Pen, l’idée étant selon lui de constituer une opposition efficace à la politique envisagée par Emmanuel Macron et son Gouvernement.

Des députés sans expérience

Enfin, on trouve également certains adversaires à Emmanuel Macron qui s’expriment clairement contre les candidats de La République en Marche. Ils affirment qu’il y a un danger pour la démocratie. Non seulement parce que donner une large majorité à Emmanuel Macron, c’est lui donner les pleins pouvoirs. Mais aussi parce que les députés qui sont en passe d’être élus manquent cruellement d’expérience en politique.

C’est notamment Christiane Taubira qui s’est exprimée à ce sujet, s’inquiétant du profil des candidats qui manquent de culture politique. Selon elle, les candidats de La République en Marche ne disposent d’aucune formation politique, et vont avoir du mal à assumer leur mission de député. C’est lors d’un déplacement à Metz que l’ancienne Ministre s’est exprimée à ce sujet.

Cependant, il semble que l’exécutif ait pris conscience de ce petit souci. En effet, le porte-parole du Gouvernement, Christophe Castaner, a déclaré mercredi dernier que le but était d’avoir une majorité de parlementaire qui ont envie de travailler. Il sait qu’il va falloir former ceux qui n’ont jamais fait de politique, et qu’il va surtout falloir les encadrer pour « éviter le foutoir » aurait-il dit à ses proches.

Les élections législatives approchent à grands pas puisque le premier tour aura lieu ce dimanche 11 juin. Nous saurons donc bientôt si Emmanuel Macron aura ou non sa majorité absolue. Un sujet délicat qui risque de changer la donne à l’Assemblée nationale. A suivre !

Publié le jeudi 8 juin 2017 à 13:03, modifications jeudi 8 juin 2017 à 10:45

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