Politique

Le bon conseil de Donald Trump pour freiner les migrations en Europe : ériger un mur dans le désert du Sahara

Donald Trump a proposé à l’Espagne « sa bonne idée » pour faire barrage une bonne fois pour toutes à l’immigration clandestine vers l’Europe en provenance d’Afrique, notamment du Maroc.

Pour freiner l’arrivée des migrants d’Afrique en Espagne, Donald Trump a une nouvelle fois la solution. Après le mur aux frontières du Mexique, le président américain aurait suggéré au ministre espagnol des affaires étrangères, Josep Borrell de construire un mur le long du désert du Sahara.

4.800 km de long

Cette idée aurait été formulée il y a déjà quelques mois lors d’une visite officielle. Toutefois, c’est seulement ce mardi 18 septembre que les médias ibériques ont révélé cette anecdote.

Fermer les ports n’est pas une solution. Et construire un mur le long du Sahara, comme me le suggérait récemment le président Trump, n’est pas non plus une solution.

A déclaré Josep Borrell lors d’un déjeuner public organisé mardi 18 septembre à Madrid.

L’ancien président du Parlement européen a poursuivi en assurant que le président américain lui avait lancé :

Faites un mur le long du Sahara.

Ce à quoi le ministre espagnol aurait rétorqué :

Mais savez-vous à quel point le Sahara est grand ?

Un point de détail qui n’a pas ému Donald Trump qui aurait laconiquement répondu :

Ce n’est pas possible qu’il soit plus grand que ma frontière.

Pourtant, le désert du Sahara occupe quasiment tout le nord de l’Afrique et mesure environ 4.800 km d’Est en Ouest. A titre de comparaison, le mur que Donald Trump veut ériger à la frontière mexicaine mesurerait lui 3.200 kilomètres. Il pourrait coûter jusqu’à 20 milliards de dollars (environ 17 milliards d’euros).

L’Espagne : la première porte d’entrée de l’immigration clandestine en Europe

Depuis la fermeture de la voie italienne, les nouvelles routes de l’immigration vers Europe passent par l’Espagne. Ainsi, les groupes de migrants sont de plus en plus nombreux à arriver. Ils traversent le détroit de Gibraltar à bord d’embarcations de fortune. Mais aussi par voie de terre en entrant clandestinement par les micro-territoires de Ceuta ou Melilla. Il s’agit de deux villes enclaves espagnoles situées en Afrique du Nord. Selon les dernières données de l’UNHCR (Agence des Nations-unies pour les réfugiés) au 26 juillet, l’Espagne est devenue au premier semestre la première voie d’entrée pour les clandestins venus du Sud. Avec l’arrivée de 23.993 personnes, soit trois fois plus que l’an dernier à la même époque, devant l’Italie (18.243) et la Grèce (15.563).

Par ailleurs, ces révélations de Joseph Borrell font écho au sommet des dirigeants de l’Union européenne. Réunis à Salzbourg, en Autriche, mercredi 19 septembre, les chefs d’Etat et de gouvernement européens, devaient plancher sur la question migratoire.

Publié le vendredi 21 septembre 2018 à 8:47, modifications vendredi 21 septembre 2018 à 8:47

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