Politique

Journées d’élections en Afrique subsaharienne : Mali, Zimbabwe et Comores aux urnes

Ce 29 juillet, le Mali votait pour trouver un successeur potentiel à Ibrahim Boubacar Keïta. Les Zimbabwéens quant à eux, se prononçaient sur trois scrutins. Aux Comores, la démocratie est peut-être en danger.

Ces journées d’élections en Afrique subsaharienne ont démarré hier au Mali. En effet, le pays connaissait le premier tour d’un scrutin présidentiel.

Journées d’élections en Afrique subsaharienne : les Maliens dans l’attente

Ainsi, les 8 millions d’électeurs avaient le choix entre 24 candidats, dont le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta. Du côté de l’opposition, la figure qui se démarque le plus est celle de Soumaïla Cissé, populaire auprès des jeunes.

Terminé hier à 18h, le vote des Maliens a connu des difficultés voire des violences, notamment  au centre et à l’est du pays. Le dépouillement des urnes a commencé dès la fin du scrutin. La centralisation des résultats est en cours, pour une validation dans les 48 heures au plus tard. Le gouvernement lui, dispose de 5 jours pour en faire la communication.

Journées d’élections en Afrique subsaharienne : Zimbabwe, un triple scrutin

Le Zimbabwe quant à lui propose trois votes à ses électeurs. En effet, les Nationaux doivent se prononcer à la fois pour les présidentielles, les législatives et les municipales. Cette journée d’élections est historique dans l’histoire du pays. Elle intervient huit mois après que Robert Mungabe fut contrait à la démission par son parti d’origine, la ZANU- PF.

Ancien dirigeant qui ne semble pas avoir digéré son éviction, malgré 37 ans d’un règne sans partage. Ainsi, Robert Mungabe, lors d’une conférence de presse de deux heures, a affirmé qu’il ne voterait pas pour le groupe politique qu’il a pourtant fondé.

Journées d’élections en Afrique subsaharienne : vers une dictature aux Comores ?

Géographie de l’Archipel des Comores, avec ses trois îles / Crédits © RFI / L.Mouaed

Ce lundi 30 juillet, c’est peut-être un enjeu encore plus important qui se joue aux Comores. L’Archipel, dont le nom complet est Union des Comores, est de fait composé de trois îles. Celles-ci sont Grande Comore, Anjouan et Mohéli. Autonomes, elles se partagent néanmoins un pouvoir présidentiel tournant.

Ainsi, aucune île ne pouvait jusque là enchainer deux quinquennats successifs à la plus haute fonction d’État. Aussi, pour contourner cet écueil, le président Azali Assoumani propose un référendum en espérant changer la constitution.

De plus, dans cette reforme, le conseil constitutionnel serait supprimé, de même que le poste de vice-président. Au nombre de trois, ils assurent un équilibre compensant les actions présidentielles.

Publié le lundi 30 juillet 2018 à 8:50, modifications lundi 30 juillet 2018 à 8:45

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