Politique

Jérôme Cahuzac a laissé entendre que François Hollande était au courant

L’ancien ministre affirme qu’il n’a « pas menti le yeux dans les yeux » lors de son procès pour fraude fiscale. Retour sur cette affaire haute en couleurs et en rebondissements !

L’ancien ministre du budget comparaît depuis le 5 septembre pour fraude fiscale, blanchiment et pour avoir minoré sa déclaration de patrimoine lors de son entrée au gouvernement.

Alors que le procès Jérôme Cahuzac est presque arrivé à son terme, il était interrogé ce mardi 13 septembre pour ses mensonges répétés.

L’ex-ministre a assuré avoir eu un entretien avec le président de la République le 5 décembre 2012, soit le lendemain des révélations de Mediapart et quelques jours avant de se confondre en mensonges devant l’Assemblée Nationale.

Pourtant, devant le tribunal correctionnel de Paris, il a refusé de dévoiler le contenu de cette entrevue avec François Hollande :

Je n’en dirai jamais rien.

A prévenu Jérôme Cahuzac, avant d’ajouter en sanglots :

Je sors du premier entretien avec Hollande avec la volonté de tenir un mois au moins pour le vote des textes importants. La question ‘as-tu oui ou non un compte en Suisse?’ On ne me l’a jamais posée dans cet entretien. Je n’ai pas menti au Président les yeux dans les yeux. Il ne m’a pas dit ‘tu es couvert.

En outre, l’ancien élu du Parti socialiste a affirmé avoir eu deux rendez-vous avec le Chef de l’Etat. Le premier seul à seul avec François Hollande et le second en présence du Premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault.

Le président me demande: ‘Qu’est-ce que c’est que cette histoire?’ Je réponds: ‘C’est rien, c’est des conneries.

A détaillé Jérôme Cahuzac qui a expliqué que le mois de décembre fut un véritable cauchemar pour lui.

Alors qu’il croulait sous les dossiers sensibles, le ministre déchu a sous-entendu que le président de la République lui aurait demandé de rester, au moins le temps de finir l’année.

Même à un président de la République, il faut savoir dire non. Je n’ai pas su dire non. Ce n’est pas de sa faute. Cet entretien, j’en sors avec la conviction que je dois continuer à faire ce que je dois faire.

Jérôme Cahuzac a ensuite ajouté :

Le responsable politique qu’il est n’a pas commis de faute. Humainement, c’est autre chose.

L’ancien ministre encourt jusqu’à sept ans de prison et 1 million d’euros d’amende pour fraude fiscale et blanchiment.

Publié le mercredi 14 septembre 2016 à 9:42, modifications mercredi 14 septembre 2016 à 7:45

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