Politique

Jean-Michel Blanquer annonce une hausse du budget de l’Education nationale

Le budget de l’Éducation nationale sera en hausse en 2018, selon une annonce de Jean-Michel Blanquer.

Le Ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé, dans une interview publiée dimanche 27 août sur le site des Echos, une hausse du budget de l’Education nationale en 2018 :

L’Education nationale a été définie comme une priorité par le président de la République et le Premier ministre. Cela se traduira par une augmentation du budget de l’Education nationale l’an prochain.

a-t-il ainsi déclaré.

Le premier budget de la nation

Interrogé lundi matin, sur BFMTV, sur le montant de cette augmentation, le ministre a précisé :

On est en dessous de 50 milliards aujourd’hui, on va passer au dessus.

Jean-Michel Blanquer a ensuite expliqué à l’AFP que ce chiffre correspondait au budget « hors cotisations aux retraites des fonctionnaires de l’Éducation nationale », qui s’élevait en 2017, selon le ministère, à 49,3 milliards.

Par ailleurs, il a détaillé les grands changements attendus pour les 12,8 millions d’élèves qui reprendront lundi.

En effet, « donner la priorité au primaire », « restaurer la confiance », « lutter contre les inégalités »… Le ministre de l’Education a présenté ce mardi matin la première rentrée scolaire du quinquennat Macron.

Ainsi, le dédoublement des classes de CP en REP+ (des quartiers défavorisés), promesse de campagne d’Emmanuel Macron, sera effectif dans 85% des classes.

Pour les 15% restantes, il y aura deux maîtres dans une même salle de cours.

Cette mesure est appelée à s’étendre d’ici 2019 aux classes de CE1 de REP+, et de CP et CE1 des quartiers défavorisés (REP).

Avec un objectif : que tous les enseignants dans ces classes aient au moins 3 ans d’expérience professionnelle.

Une mesure contestée

Cependant, ce dispositif a suscité l’inquiétude chez certains parents et enseignants.

En effet, selon certains syndicats de parents d’élèves, la mise en place de cette mesure ne sera pas équitable.

Car, pour la mettre en oeuvre, le Gouvernement puisera dans le vivier des enseignants du dispositif « Plus de maîtres que de classes ». Celui-ci consiste à affecter un enseignant supplémentaire dans une école.

En outre, les enseignants, qui pratiquent cette mesure, critiquent sa suppression annoncée, avant même qu’il soit évalué.

Enfin, l’autre nouveauté de la rentrée : un tiers des communes revient à la semaine de quatre jours, avec le mercredi libéré, comme avant 2013.

Jean-Michel Blanquer, qui prône une démarche « pragmatique et de bon sens », assure qu’il ne s’agit pas d’un « retour en arrière ».

Il s’agit pour le ministre d’« une nouvelle étape » :

On quitte une situation de profonde inégalité.

a-t-il justifié, en faisant référence aux villes et villages où la réforme Peillon de 2013 a abouti à

la mise place d’activités périscolaires pauvres, parfois payantes. Avec une désorganisation de la vie familiale et des collectivités.

 

Publié le mercredi 30 août 2017 à 9:33, modifications mercredi 30 août 2017 à 8:09

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