Politique

Jean-Marie Le Pen s’insurge contre la levée de son immunité parlementaire

Suite aux propos proférés par Jean-Marie Le Pen à l’encontre de Patrick Bruel en juin 2014, le Parlement européen a décidé, mardi, de lever son immunité parlementaire. Une décision qui n’a visiblement pas plu au fondateur du Front National…

En juin 2014, Jean-Marie Le Pen créait une nouvelle fois la polémique en ciblant des artistes tels que Yannick Noah, Madonna ou encore Patrick Bruel dans une vidéo diffusée sur le site du Front National, celui-ci affirmant sur le ton qui lui est propre :

On fera une fournée la prochaine fois.

Des propos qui n’avaient pas manqué de scandaliser une bonne partie de la classe politique, à commencer par Marine Le Pen elle-même qui, dès lors, avait décidé de se désolidariser de son père.

Mardi 25 octobre, le Parlement européen a donc procédé au vote visant à lever l’immunité parlementaire de l’ancien président du Front National, ceci permettant notamment à la justice française de pouvoir étudier ces propos au cours d’un prochain procès dont aucune date n’a pour l’heure été fixée. Peu après l’annonce de cette levée d’immunité, c’est par le biais de Twitter que Jean-Marie Le Pen a décidé de commenter cette décision. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le concurrent direct de Jacques Chirac aux législatives de 2002 n’a pas du tout apprécié cette décision parlementaire :

La lâcheté parlementaire a pu se donner libre cours : en effet, c’est à mains levées que mon immunité parlementaire a été levée, dans l’affaire de la fournée : une vraie fournée de larves.

Depuis le début de sa carrière politique, c’est la quatrième fois que le fondateur de Front National se retrouve confronté à une levée d’immunité parlementaire. En effet, en 1989, déjà, les députés avaient destitué M. Le Pen de son immunité après ses propos proférés à l’encontre de Michel Durafour, qu’il avait alors surnommé « Durafour crématoire ». Rebelote l’année suivante pour ses propos sur « l’internationale juive », puis en 1998 à la demande de l’Allemagne, lorsqu’il avait qualifié les chambres à gaz de « détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ».

Publié le mercredi 26 octobre 2016 à 13:51, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:24

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