Politique

Jean-Luc Mélenchon affirme que la France n’est pas un pays antisémite

Alors que l’antisémitisme semble de plus en plus présent dans l’hexagone et qu’une marche est prévue pour lutter contre celle-ci, Jean-Luc Mélenchon affirme que la France n’est pas plus à plaindre que d’autres pays.

Ce soir, mardi 19 février 2019, une marche contre l’antisémitisme est prévue un peu partout en France. Après plusieurs tombeaux et le visage de Simone Veil affublés de croix gammées, il semble indéniable que l’antisémitisme est en hausse dans le pays. D’ailleurs, nos confrères de BFMTV, rapportent que l’année 2018 a connu une augmentation de 74% des actes antisémites.

Forts de ces informations, quatorze partis politiques ont voulu rassembler les français autour de ce sujet afin qu’ils manifestent contre cette montée inacceptable de l’antisémitisme. Ils ont notamment été invités à se rassembler à partir de 19 heures place de la République à Paris.

Pour Jean-Luc Mélenchon, la France n’est pas raciste

C’est durant sa conférence de presse que Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Après avoir affirmé que plusieurs membres de son parti, La France insoumise, allaient participer à la marche, il a donné son avis sur l’antisémitisme qui règne dans l’hexagone.

Non la France n’est pas un pays raciste. Non la France n’est pas un pays antisémite. Il y a en France la même proportion d’imbéciles que dans tous les pays.

Il a ajouté, à propos du mouvement des Gilets jaunes que certains pensent en lien avec cette montée de l’antisémitisme :

Non, le mouvement des Gilets jaunes ne mérite pas d’être assimilé aux actes détestables que chacun a pu voir, revoir et revoir encore. Non, le mouvement des Gilets jaunes n’est pas un mouvement raciste. Non, le mouvement des Gilets jaunes n’est pas un mouvement antisémite. Non, le mouvement des Gilets jaunes n’est pas un mouvement homophobe.

Évacué de la marche en hommage à Mireille Knoll en mars dernier, Jean-Luc Mélenchon a fait une demande au Ministre de l’Intérieur.

Cinq d’entre nous ont été victimes de menaces de mort renouvelées hier. Quatre des personnes qui menaçaient de s’en prendre à moi avec un lance flammes ont été libérées. Je demande solennellement au ministre de l’Intérieur que cette fois, ce soient les fauteurs de troubles qui soient chassés plutôt que les parlementaires.

Publié le mardi 19 février 2019 à 17:05, modifications mardi 19 février 2019 à 16:15

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !

En direct