Politique

Grand débat : proposition d’un stage de pauvreté pour les élus

La Fédération des acteurs de la solidarité, l’Armée du Salut et l’Uniopss (Unir les associations pour développer les solidarités) ont accueilli au Cese (Conseil économique social et environnemental) une dizaine de délégations de personnes en situation de précarité. Une vingtaine de mesures ont été évoqué dans le cadre du Grand débat National ce lundi 11 mars.

Parmi toutes ces propositions, la plus emblématique est certainement celle du stage de pauvreté obligatoire pour les élus, les hauts fonctionnaires et travailleurs sociaux.

Ce stage de pauvreté n’est pas une mesure médiatique

Invité ce 12 mars sur RMC, Florant Guéguen, directeur général de la Fédération des acteurs de la Solidarité, assure que cette proposition de stage n’est pas une mesure médiatique.

Cette proposition elle vise aussi à sortir d’un certain nombre de clichés. Parce qu’on entend beaucoup de petites phrases. ‘Les personnes en situation de pauvreté ne font pas d’effort pour travailler’, ou qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi. (…) Le fait de s’immerger dans la vie quotidienne des précaires permettrait aussi à certains hommes politiques de dire moins de bêtises et de contrevérités

a-t-il expliqué.

D’autres propositions ont également été évoquées lors de cet échange. Par exemple, un RSA à partir de 18 ans et la revalorisation des minima sociaux, la fin du nomadisme d’hôtel en hôtel pour les familles pauvres, des accueil de jour pour les sans domicile fixe, 7 jour sur 7 et ouvert toute l’année ou bien encore la gratuité des transports en commun pour les familles les plus modestes.

L’un des délégués, Ferdinand, a expliqué selon Libération que ces mesures sont nécessaires pour vivre correctement et que les élus doivent prendre conscience de la vie sans argent.

Les minima sociaux ne suffisent pas pour vivre dignement. Nous demandons que les élus effectuent des stages de pauvreté pour qu’ils prennent véritablement conscience de la vie sans argent.

L’environnement est également un enjeu de santé publique et ce sujet n’a pas été mis aux oubliettes. Julien Denormandie, ministre chargé de la ville et du Logement a promis « non pas que tout sera repris mais que tout sera étudié avec précision ».

Le Cese doit rendre son avis ce mardi pour le Grand débat, « Fractures et transitions : réconcilier la France ».

 

Publié le mardi 12 mars 2019 à 13:11, modifications mardi 12 mars 2019 à 13:12

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