Politique

Grand débat National : Les prisonniers pourront y participer

Le Grand débat National lancé par le chef de l’état pour tenter de sortir de la crise des « Gilets Jaunes » va s’inviter dans les prisons.

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet s’est dit « très favorable » à la tenue du débat en détention. L’objectif est d’inclure plus ou moins tous les citoyens, même ceux derrière les barreaux mais l’annonce ne fait pas l’unanimité au sein de l’administration pénitentiaire.

Salah Abdeslam ne participera pas

Le Grand Débat National, dont le coup d’envoi a été donné le 15 janvier par le président de la République est destiné à répondre à la crise des « gilets jaunes ». Cette consultation se tiendra partout en France et se terminera à la mi-mars. Quatre thèmes sont au cœur de ces discussions.

Ce mardi 12 février, l’administration pénitentiaire a annoncé que le Grand Débat va s’inviter dans les prisons.

Il y a une demande au sein des établissements. Des détenus disent que si le débat se tient, ils iront. Tous ceux qui le souhaitent pourront s’inscrire et participer, à l’exclusion des personnes sous le coup de mesures disciplinaires ou présentant un risque particulier pour la sécurité.

A-t-on expliqué à la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP).

Certains prisonniers seront exclus. Pour des raisons de sécurité, les personnes détenues pour des faits de terrorisme ou sous le statut DPS (détenu particulièrement surveillé) ne participeront pas à un débat sur la fiscalité verte.

non, Salah Abdeslam (dernier survivant du commando jihadiste du 13 novembre 2015, NDLR) ne participerait pas à un débat sur la fiscalité verte.

Les 188 prisons françaises comptent environ 70.000 détenus, dont plus de 20.000 sont en attente de leur procès.

L’immense majorité des détenus n’est pas privée du droit de vote. Et même un détenu privé de ses droits civiques ne doit pas être privé du droit de débattre.

Par contre, l’organisation de ces débats reste compliquée et n’enthousiasme pas les surveillants pénitentiaires.

Vu les difficultés du côté du personnel, ce n’est pas la priorité

Explique auprès de BFMTV.com Christopher Dorangeville, secrétaire général du syndicat CGT Pénitentiaire.

La ministre fait la sourde d’oreille depuis plusieurs semaines sur les revendications de l’entente syndicale. On ne comprend pas la place qu’aura le personnel dans ces débats… C’est malvenu.

Ajoute-t-il.

Christopher Dorangeville, s’interroge sur les moyens nécessaires pour mener à bien ces débats. Pour lui, les surveillants subissent déjà un manque d’effectifs récurrent.

Publié le mercredi 13 février 2019 à 12:24, modifications mercredi 13 février 2019 à 12:24

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