Politique

Front national : À partir du 9 mai, les adhérents vont voter pour désigner le nouveau nom du parti

Marine Le Pen souhaite renommer le Front national en Rassemblement national. Le résultat de cette consultation sera connu le 1er juin.

A partir du 9 mai, le Front national va consulter ses adhérents sur le nouveau nom Rassemblement national proposé par Marine Le Pen.

45.000 adhérents sollicités

Approuvez-vous le nouveau nom Rassemblement national ?

Telles sera la question posée aux 45.000 adhérents à jour de cotisation, qui devront cocher la case “oui” ou “non”, a précisé à l’AFP Jordan Bardella, le directeur du Front national de la jeunesse (FNJ), jeudi 3 mai.

Les bulletins de vote seront envoyés par courrier et les adhérents devront y répondre avant le 31 mai. Ils seront ensuite dépouillés sous contrôle d’un huissier dans la foulée. Enfin, le résultat de cette consultation sera annoncé par Marine Le Pen lors d’un conseil national élargi. Celui-ci aura lieu le 1er juin à Lyon.

Il semble que les militants soient partagés sur le fait de changer de nom. C’est au congrès de son parti, le 11 mars à Lille, que Marine Le Pen avait proposé de rebaptiser son parti Rassemblement national. Ce nouveau nom permettant la fusion sémantique de Front national et Rassemblement bleu marine. Cette dernière étant l’association de campagne créée pour les législatives de 2012. Par ailleurs, la formule rappelle également le nom du groupe parlementaire frontiste à l’Assemblée nationale entre 1986 et 1988, Front national-Rassemblement national. Au sein duquel figuraient des élus du RPR et du CNI (Centre national des indépendants).

Pourtant, selon BFM-TV, le principe d’un changement de nom avait été « validé par une courte majorité de militants (52%) ». Ils avaient été invités à se prononcer dans un questionnaire. Néanmoins, cette consultation avait été sujette à caution car elle n’avait pas été supervisée par un huissier.

Refonder le parti d’extrême droite

En outre, le changement d’appellation doit parachever la refondation et la dédiabolisation du Front national engagées depuis l’arrivée de Marine Le Pen à sa tête en 2011.

Ce nom, Front national, est pour beaucoup de Français, même de toute bonne foi, un frein psychologique.

Avait constaté la fille du cofondateur du Front national après son échec à la présidentielle. Marine Le Pen avait exprimé son souhait que la nouvelle dénomination devait exprimer une « volonté de rassemblement ».

Depuis les dernières élections, Marine Le Pen a engagé son parti dans une stratégie d’alliances. Aussi bien en France où elle prépare une liste d’ouverture à d’autres personnalités non-frontistes pour les élections européennes. Mais également à l’étranger, en essayant de rallier d’autres formations nationalistes au Parlement européen. 

Publié le vendredi 4 mai 2018 à 10:54, modifications vendredi 4 mai 2018 à 10:59

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