Politique

François Hollande : Son renoncement vu par la presse étrangère

François Hollande a créé la surprise, jeudi 1er décembre 2016, en annonçant qu’il ne se porterait pas candidat à un deuxième mandat. Surprise, rupture logique, la presse étrangère salue un choix de raison.

Le quinquennat de François Hollande aura été une succession de ruptures avec le peuple français. Sa vie privée, des réformes mal conduites l’auront isolé à l’Elysée. Retour sur le renoncement du président Hollande.

Le renoncement de Hollande vu de l’étranger

L’impopularité. C’est l’une des raisons principales avancées par la presse étrangère pour expliquer le renoncement de François Hollande. Les médias étrangers mettent en avant deux échecs de son bilan : l’économie et la sécurité. Comme le rappelle The Guardian,

François Hollande est le premier président en exercice depuis la Seconde Guerre Mondiale à ne pas se présenter pour un second mandat.

Même son de cloche du côté de nos confrères de Le Temps qui rappellent que François Hollande était

face à une impopularité chronique.

Outre-Manche, l’annonce de François Hollande apparaît à la une de The Times.

Comme le rapporte Les Echo, la presse italienne pointe aussi un bilan décevant et comme l’écrit le Corriere della Sera :

La gauche est obligée de faire les comptes avec la nécessité de se présenter aux élections avec un candidat fort et crédible.

En Allemagne, Le Süddeutsche Zeitung explique que la décision a été prise par

lui seul, dans l’intérêt national.

et va jusqu’à comparer le destin tragique du président de la République avec celui de Gerhard Schröder en affirmant que le bilan de François Hollande est encore plus amer.

Pour The New York Times, l’annonce de François Hollande a

stupéfié la France.

Quant à The Guardian, Hollande manquerait d’autorité et de cohérence et s’est laissé aller à des décisions politiques contradictoires et estime aussi qu’il a échoué à

protéger la France contre une série d’attaques terroristes dévastatrices.

The Independant rappelle de son côté que

Sa popularité a été minée par un chômage obstinément élevé et une croissance économique anémique.

En titrant la Une de son quotidien Au revoir, le quotidien belge Le Soir met en avant l’aveu d’un échec.

La fonction abîmée

Le quinquennat a ressemblé à une longue rupture entre les français et cet homme en qui ils voyaient un candidat fort sympathique. L’affaire Trierweiler, l’affaire Leonarda, les couacs du gouvernement Ayrault, les désaccords dans la majorité (Montebourg, Taubira) auront fini par affaiblir son autorité. Et les confidences navrantes du livre Un président ne devrait pas dire ça auront porté le coup de grâce à François Hollande. La plus belle image qu’on retiendra du président de la République sera sans doute ce défilé du 11 janvier 2015 dans les rues de la capitale avec les chefs de l’Etat du monde entier venus défendre la démocratie face à la barbarie.

Publié le dimanche 4 décembre 2016 à 12:18, modifications dimanche 4 décembre 2016 à 12:29

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