Politique

François Hollande : « Je n’éprouve aucune mélancolie »

Dans quelques jours, François Hollande fera ses cartons et quittera l’Elysée après cinq années passées au pouvoir. L’occasion pour le futur ex-chef de l’État de s’exprimer dans une longue interview à paraître ce jeudi dans L’Obs. Et pour lui, c’est clair : ce départ n’est en aucun cas source de « mélancolie » !

Il y a tout juste cinq ans, François Hollande accédait à la présidence de la République. Une mission qui, dans quelques jours, s’achèvera pour le chef de l’État. Mais alors, qu’éprouve le successeur de Nicolas Sarkozy au moment de mettre ses affaires dans des cartons ? L’intéressé a décidé de s’exprimer sur le sujet…

En effet, c’est dans une longue interview accordée à L’Obs que François Hollande a accepté de se confier sur son sentiment d’avant départ. Alors, nostalgique ou pas ? Pour lui, aucun doute :

Je n’éprouve aucune mélancolie à l’idée de quitter cette maison, dont je ne suis que le locataire provisoire. Cinq ans de plus, cela aurait été encore cinq années d’intranquillité permanente, de privation de vie personnelle et de liberté. Être ici, c’est un don total de soi, un sacerdoce.

Et d’ajouter :

Pour des raisons de sécurité, renforcée après les attentats, je vis jour et nuit à l’Élysée. Et l’Élysée ne peut pas être un chez-soi.

FRANÇOIS HOLLANDE NE CACHE PAS SES REGRETS

Outre les questions de domicile, François Hollande revient ensuite sur son quinquennat. Et pour lui, hors de question de dissimuler ses regrets et avoue qu’il aurait aimé « avoir mieux convaincu ni davantage rassemblé ». Mis à part cela, le président en exercice dresse un bilan plutôt positif de son mandat, confiant :

Franchement, à l’exception de ma vie privée et de la fâcheuse histoire Cahuzac, que j’aurais préférée éviter, je n’ai rien à retrancher. Je pars sans que mon honnêteté ait été prise en défaut. Et sans m’être enrichi. En ayant toujours veillé à ne rien montrer de mes fêlures, de mes blessures. Question de pudeur.

Admettant ensuite avoir « été un président impopulaire », François Hollande aborde ensuite le sujet de son avenir. Et pour l’élu de Corrèze, le futur s’annonce avant tout littéraire. Ainsi déclare-t-il :

Je me dois d’expliquer, dans un livre direct, ce que je n’ai sans doute pas assez expliqué.

En revanche, il sait également ce qu’il ne veut pas faire :

Exercer une activité privée, une charge politique locale ou une responsabilité à l’échelon européen.

Bien qu’ayant refusé de soutenir officiellement qui que ce soit dans la présidentielle de 2017, il se murmure en coulisse que le futur ex-chef de l’État conseillerait Emmanuel Macron en privé. Une chose est cependant certaine : François Hollande ne votera pas pour Marine Le Pen, dimanche…

Publié le jeudi 4 mai 2017 à 14:04, modifications jeudi 4 mai 2017 à 14:43

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !