Politique

François Fillon : « Je serai candidat à cette présidentielle »

Le candidat poursuit sa campagne électorale

La candidature de François Fillon semble de plus en plus fragilisée par des révélations qui arrivent sans cesse. Et malgré une baisse dans les sondages, le candidat garde le cap.

Dans ce contexte troublé des affaires visant les emplois présumés fictifs de son épouse, François Fillon s’est adressé aux parlementaires de la droite et du centre lors du rendez-vous hebdomadaire instauré à son QG de campagne chaque mercredi.

Ainsi, lors de cette réunion qui s’est déroulée à huis clos, dans le XVIème arrondissement de Paris, ce mercredi 1er février, le candidat à l’élection présidentielle a dénoncé un « un coup d’État institutionnel » contre sa candidature.

Selon des propos rapportés par des participants à l’AFP et révélés sur RTL, il a estimé que cela émanait « de la gauche ».

Cette opération, je vous le dis tout de suite, elle ne vient pas de chez nous. Elle ne vient pas de nos rangs. N’écoutez pas ceux qui disent que ce sont nos propres amis qui, pour se venger des uns et des autres, ont monté cette affaire.

A tonné François Fillon.

Cette même source a indiqué qu’il y avait « 200 à 300 parlementaires présents » lors de cette réunion, soit un nombre de participants bien supérieur à l’habitude.

François Fillon demande aux parlementaires Les Républicains de « tenir 15 jours »

De plus, il a demandé aux parlementaires Les Républicains de « tenir 15 jours » derrière lui.

Je vis une expérience d’une violence inouïe, ma famille, mon entourage, nous-mêmes. La crédibilité de notre famille politique, de ma candidature, tout est remis en cause. Dans le cadre d’une opération organisée professionnelle.

A dénoncé le vainqueur de la primaire de la droite.

En effet, mardi 31 janvier, des policiers ont perquisitionné le bureau de François Fillon dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte le 25 janvier par le parquet financier pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel.

On a 15 jours à tenir. Car on sait que dans les 15 jours qui viennent, on aura les résultats de cette enquête. On aura les résultats de cette enquête car on est à la veille de l’élection présidentielle.

Puis, dans l’après-midi, François Fillon s’est rendu au Salon des entrepreneurs à Paris où il a réaffirmé sa volonté « d’aller jusqu’au bout ».

Je serai candidat à cette présidentielle. Car je porte un message politique qui, à mon sens, est le seul qui peut permettre le redressement national.

Un plan B en réflexion au sein des Républicains

Pourtant, de nombreuses voix se sont élevées pour qu’un plan B soit envisagé.

Ainsi, le sarkozyste Georges Fenech a de son côté affirmé que le résultat de la primaire était « caduc » :

Nous ne pouvons pas continuer avec un candidat en extrême difficulté.

A-t-il ainsi assené, au micro de France Info, en appelant François Fillon à « prendre une décision à la hauteur de la situation ».

Quant au juppéiste Philippe Gosselin, il a lancé un appel à Alain Jupé pour « réfléchir » à un être un recours.

Je ne suis pas téléguidé par Alain Juppé, mais plusieurs députés pensent comme moi. Il faut réfléchir à toutes les hypothèses, gouverner c’est prévoir.

A-t-il déclaré dans les couloirs de l’Assemblée nationale.

Un scénario qui semble obtenir les faveurs de nombreux députés :

Il y a un gros lobbying en cours pour Juppé.

A confié un député.

De son côté, le maire de Bordeaux a de nouveau déclaré qu’il « ne serait pas un plan B ».

Des sondages défavorables

Malgré la volonté de François Fillon de se maintenir comme candidat légitime à droite, de nombreux sondage montrent pourtant que ses chances de gagner s’amenuisent de jour en jour.

Ainsi, selon un sondage d’Elabe pour BFMTV, plus de trois Français sur quatre (76%) ne sont pas convaincus par la défense et les arguments de François Fillon et seuls 28% reconnaissent son honnêteté.

Un autre de l’Ifop-Fiducial pour Paris Match, iTélé et Sud radio, François Fillon et Emmanuel Macron seraient au coude à coude (21% et 20%) au 1er tour de l’élection présidentielle, derrière Marine Le Pen (24%).

Enfin, un nouveau sondage réalisé par Elabe, cette fois pour Les Echos et Radio Classique, le candidat de la droite est crédité de 19% à 20% selon si François Bayrou se présente ou non. Deux scores qui le laisseraient derrière Marine Le Pen (26–27%) et Emmanuel Macron (22–23%).

Publié le jeudi 2 février 2017 à 12:36, modifications jeudi 2 février 2017 à 11:25

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