Politique

François Hollande aurait trouvé sa reconversion après mai 2017

La présidence du Conseil européen

Selon des proches de François Hollande, le président de la République envisagerait de prendre la présidence du Conseil européen à la fin de son mandat.

François Hollande n’ayant pas souhaité se représenter à sa propre succession quittera donc l’Élysée en mai prochain. Alors chacun s’interroge sur ce que deviendra le président de la République fraîchement retraité.

Selon une information du Parisien du jeudi 19 janvier, François Hollande souhaiterait prendre la succession de Donald Tusk à la présidence du Conseil européen. Dans les grandes lignes, rappelons que l’institution est chargée d’aider les 27 États membres à trouver des accords pour définir les grands axes de la politique de l’Union européenne.

Ainsi, l’ancien Premier ministre polonais, qui avait été nommé le 1er décembre 2014, quittera son poste à la fin du mois de mai.

Le calendrier qui ne saurait être plus parfait pour l’actuel locataire du Palais de l’Elysée.

En outre, cette hypothèse viendrait corroborer la récente prise de position du président de la République à l’encontre de Donald Trump. Avant même son investiture de vendredi 20 janvier, le 45ème président américain a réussi à s’attirer les foudres de dirigeants européens et notamment celles du président français.

En effet, François Hollande a férocement répliqué en déclarant que l’Union européenne

n’a pas besoin de conseils extérieurs pour lui dire ce qu’elle a à faire.

Une candidature aux nombreux obstacles

Cependant, pour prendre la présidence du Conseil européen, François Hollande va devoir remplir un certain nombre de conditions.

Tout d’abord, sa candidature devra être portée par le prochain président français élu en mai prochain.

Or, s’il s’agit de François Fillon, l’actuel favori de l’élection présidentielle dans les sondages, l’affaire s’annonce difficile.

Un proche de François Hollande aurait avoué dans les colonnes du Parisien :

Il ne lui fera pas ce cadeau, ne serait-ce que vis-à-vis de Sarkozy.

Une fois cet obstacle écarté, le président de la République devra ensuite se faire élire à la majorité par les 27 dirigeants de l’Union européenne. Or, il s’avère que la majorité d’entre eux tendent plutôt à droite dans l’échiquier politique.

Malgré tout, François Hollande s’est pris au jeu de la diplomatie durant son quinquennat. Il semble s’être façonné une légitimité sur la scène internationale et entend bien poursuivre dans cette voie.

Reste à savoir s’il s’agit réellement d’une reconversion envisagée par le chef d’Etat…

D’autres reconversions

En effet, selon un journaliste du Monde, l’entourage de François Hollande aurait démenti son intention de briguer la succession de Donald Tusk au Conseil européen

Alors, parallèlement à ces éventuelles ambitions européennes, le président cultiverait également un projet nettement moins ambitieux à l’échelle nationale.

En effet, comme son prédécesseur corrézien Jacques Chirac, François Hollande devrait prendre la tête d’une grande fondation consacrée à l’innovation sociale.

Selon la source du Parisien, cette dernière devrait être constituée dans la continuité du label « La France qui s’engage », né en 2014 sur une idée de Martin Hirsch.

Depuis sa création, le label a déjà distribué 50 millions de subventions (35 millions de l’État et 15 millions du groupe Total) à 93 projets – a rappelé le quotidien.

Quoiqu’il en soit et de l’avis de ses proches, François Hollande veut très vite se projeter dans l’avenir.

Les étincelles lui reviennent dans les yeux

Publié le jeudi 19 janvier 2017 à 14:35, modifications jeudi 19 janvier 2017 à 10:55

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