Politique

États-Unis : l’extrême droite américaine de plus en plus visible en politique

Depuis l’accès de Donald Trump à la présidence américaine, l’extrême droite a le vent en poupe. Portraits de ces politiciens qui font campagne avec des argumentaires extrémistes.

Actuellement aux États-Unis, négationnistes, nazis et suprématistes blancs se font une place dans l’échiquier politique.

L’extrême droite américaine veut « Rendre à l’Amérique sa blancheur »

Arthur Jones, John Fitzgerald ou encore Rick Tyler sont des exemples qui illustrent la prospérité de l’extrême droite américaine.

Le premier est néo-nazi et fier de l’être. Pour le second la Shoah n’est qu’un mensonge. Le troisième, quant à lui, arbore pour slogan « Rendre à l’Amérique sa blancheur ».

Raciste assumé, il paraphrase ainsi la signature de campagne de Trump. En effet, celle-ci était « Make America Great Again ». Tyler s’en inspire pour son «  Make America White Again ».

Donald Trump inspire l’extrême droite américaine

On pourrait penser à une inspiration fortuite. Mais, selon les retours d’experts qui étudient la prolifération et la manifestation des différentes formes de haine aux États-Unis, il n’y a pas de coïncidence.

Arthur Jones, John Fitzgerald et Rick Tyler bénéficient tous trois, comme bon nombre d’autres candidats de l’extrême droite américaine, d’un regain de forme dû à Donald Trump, qui les catalysent.

De plus, s’ils sont les représentants les plus proéminents de ces républicains extrémistes, ils sont loin d’être les seuls.

Florilège d’extrémistes chez les Républicains

Du haut à gauche en bas à droite : Paul Nehlen, Seth Grossman, Joe Arpaio, Russell Walker, Steve King, Arthur Jones, Corey Stewart et John Fitzgerald / Crédits © RollingStone

Seth Grossman, qui se présente dans le New Jersey, partage des “memes” racistes sur sa page Facebook, entre autres posts homophobes. Il écrira, par exemple, que « les homosexuels auraient dû être mis en quarantaine dans les années 80 ».

Steve King, de l’Iowa, soutient publiquement que « les Blancs ont contribué plus que quiconque à l’avancée de l’humanité ». Le tout, en plantant un drapeau de la Confédération à son bureau. Lui aussi retweete les propos d’extrémistes notoires.

Quant à Russell  Walker, il estime que « Dieu est un raciste et suprématiste blanc ». Ou encore que « Tous les Juifs descendent de Satan ». Pourtant, en mai, il gagnait sa primaire en Caroline du Nord. Malgré son apparition à des émissions radio qui prônent ouvertement l’avènement de « la race blanche ». Programmes dans lesquels il utilise des injures à connotation raciste à l’encontre des Noirs.

De cette liste non exhaustive, tous ou presque sont républicains. Un seul se présente en indépendant, l’autoproclamé pédophile, suprématiste blanc, incestueux, sexiste et “incel” Nathan Larson.

De fait, ce type de politiciens se multiplie, devient plus visible. Et leurs soutiens aussi.

Car depuis l’arrivée aux affaires de Donald Trump, avoir des déclarations sectaires, antisémites, sexistes ou racistes ne suffit plus à disqualifier un candidat portant des velléités d’accès au pouvoir.

Publié le lundi 30 juillet 2018 à 13:08, modifications lundi 30 juillet 2018 à 9:35

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