Politique

Etats-Unis : Démission de Michael Flynn, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump

Michael Flynn est accusé d’avoir été en discussion avec l’ambassadeur de Russie alors que le président Obama prenait des sanctions envers des diplomates.

Le porte-parole de la Maison-Blanche a annoncé lundi 13 février que Michael Flynn, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, avait démissionné.

Ainsi, dans sa lettre de démission, le conseiller du président des Etats-Unis a indiqué avoir

Par mégarde livré des informations incomplètes au vice-président et à d’autres personnes sur ses entretiens téléphoniques avec l’ambassadeur russe.

De plus, l’agence Reuters a précisé que la Maison Blanche était en train d’examiner la candidature de David Petraeus pour le remplacer. Il s’agit d’un général à la retraite et ancien directeur de la CIA. En attendant, c’est le général Joseph Keith Kellogg, le secrétaire général du Conseil de sécurité nationale, qui assumera l’intérim.

Des contacts inappropriés avec la Russie

Ainsi, cette annonce est intervenue au lendemain de révélations parues dans le Washington Post. Le journal y relatait une conversation téléphonique survenue en décembre dernier entre Michael Flynn et Sergueï Kisliak, l’ambassadeur de la Fédération de Russie à Washington.

Le quotidien américain accusait notamment le conseiller à la sécurité nationale d’avoir conseillé à la Russie « d’être plus mesurée dans sa réaction face aux sanctions punitives » et de ne pas avoir rejeté la possibilité que les sanctions pourraient être révisées sous la nouvelle présidence.

Le Washington Post a considéré que Michael Flynn avait cherché à saper la politique intérieure de Barack Obama.

Concrètement, l’affaire daterait lorsque l’administration Obama ordonnait fin décembre des sanctions contre la Russie pour son ingérence présumée dans les élections américaines. Michael Flynn assurait à l’ambassadeur de Russie à Washington Sergey Kislyak que le président élu Donald Trump serait « beaucoup moins sévère ».

Autre élément accablant, Michael Flynn a également menti à son propre camp, en particulier Mike Pence, l’actuel vice-président.

Or, il avait en effet déclaré début janvier que la conversation avec l’ambassadeur n’avait pas porté sur les sanctions, une affirmation reprise publiquement par Mike Pence.

De plus, la question est de savoir si le président Trump était des conversations de Michael Flynn avec l’ambassadeur russe. Pour y répondre, le porte-parole Sean Spicer a été catégorique lundi :

Non, absolument pas.

Une personnalité controversée

Dès la parution de l’article, les démocrates au Congrès ont réclamé le renvoi de l’ancien général pour ces accusations « ahurissantes ».

De leur côté, les Républicains ne se sont pas prononcés sur l’affaire. Néanmoins, force a été de constater qu’ils étaient peu nombreux à défendre Michael Flynn.

En effet, étant l’un des inspirateurs des idées de Donald Trump sur les questions internationales, Michael Flynn est une personnalité controversée.

De plus, sa nomination avait suscité des remous. Dans les services de renseignements, beaucoup estimaient qu’il ne convenait pas à ce poste crucial. Certains affirmaient qu’il avait été retiré de la tête du renseignement militaire après seulement deux ans d”exercice. Il aurait été renvoyé pour cause de mauvaise gestion.

Le Kremlin a de son côté démenti les informations fournies par le Washington Post.

Des conversations ont eu lieu, cependant pour le reste, les informations sont fausses.

A indiqué Dmitri Peskov, un porte-parole du président russe.

Publié le mardi 14 février 2017 à 10:28, modifications mercredi 15 février 2017 à 20:22

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