Politique

Emmanuelle Cosse et son « sans-abrisme » moqués sur internet

La ministre a posté un tweet sur le « sans-abrisme » et a déclenché l’hilarité sur la toile.

Jeudi 19 mai sur Twitter, la ministre du Logement a utilisé un terme plutôt étonnant pour désigner le fait d’être sans domicile fixe : « le sans-abrisme » :

a tweeté Emmanuelle Cosse, jeudi 19 mai, en visitant un centre d’hébergement du lycée Jean-Quarré, à Paris.

Traduction du terme anglais homelessness, le vocable désigne le fait de vivre dans la rue, donc d’être une personne sans-abri ou sans domicile fixe.

Cette petite bévue de vocabulaire a beaucoup amusé les réseaux sociaux.

Certes, ce terme est couramment employé en Suisse et en Belgique, ainsi que régulièrement utilisé dans les circulaires européennes. De plus, il existe même un Observatoire européen sur le sans-abrisme qui a réalisé en 2005 une étude transnationale sur le sans-abrisme et l’exclusion liée au logement, intitulée Mesure du sans-abrisme à l’échelle européenne.

Cependant le mot n’a pas encore fait son entrée dans le dictionnaire en France et l’emploi de cette expression reste une figure de style hasardeuse pour le commun des mortels.

Par conséquent, Emmanuelle Cosse n’a pas manqué de se faire épingler par la toile. Bien que raillée, la ministre n’a cependant pas retiré son tweet.

Amusés par ce néologisme, les internautes ont rivalisé d’imagination pour poster des commentaires sarcastiques. L’un se disant en « situation de lolisme », l’autre de « bras-m’en-tombisme » ou encore un autre disant « aidons cette personne en situation de mal parlisme ».

L’inventivité des réactions ne s’est pas amoindrie vendredi, puisque certains ont exprimé leur « hâte d’être bientôt en week-endisme.

Cette maladresse verbale a permis de rappeler la phrase devenue culte de Ségolène Royale. En effet, pendant la campagne présidentielle de 2007, lors d’un voyage en Chine sur la Grande Muraille.

Comme le disent les Chinois : qui n’est pas venu sur la grande muraille n’est pas un brave et qui vient sur la grande muraille conquiert la bravitude

A l’époque déjà, la candidate à la présidentielle avait essuyé de nombreuses moqueries et avait marqué l’histoire des néologismes en inventant le mot bravitude, abondamment moqué et même élu mot de l’année au Festival du mot.

Publié le samedi 21 mai 2016 à 11:57, modifications samedi 21 mai 2016 à 9:54

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