Politique

Emmanuel Macron veut ériger un musée-mémorial pour les victimes du terrorisme

A l’occasion de la cérémonie annuelle d’hommage aux victimes du terrorisme, Emmanuel Macron a annoncé la « mise en chantier d’un musée-mémorial » ainsi qu’une amélioration de la prise en charge des victimes.

Accompagné de son épouse, Emmanuel Macron a assisté mercredi 19 septembre, dans les jardins des Invalides, à la 19e cérémonie annuelle d’hommage aux victimes du terrorisme, organisée par l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT) et la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs. A cette occasion, le président de la République a annoncé la mise en chantier d’un musée-mémorial ainsi qu’une amélioration de la prise en charge des victimes.

Cette idée était jusqu’alors défendue par le comité mémoriel qui propose de l’ériger dans l’ancien Palais de Justice de Paris.

Améliorer la prise en charge

Je souhaite qu’un musée-mémorial soit créé. Et que sa préfiguration soit lancée sans attendre.

A déclaré le chef de l’Etat. Il a énoncé son discours devant un parterre de représentants des victimes, plusieurs ministres ainsi que des personnalités telles que Nicolas Sarkozy ou Jean-Luc Mélenchon.

Depuis 21 ans que sont commémorées les victimes, nous ne nous habituerons pas.

A-t-il poursuivi.

Evoquant le sort de Sophie Pétronin, retenue en otage au Mali, Emmanuel Macron a rappelé « la mobilisation pleine et entière des pouvoirs publics et la discrétion qui en ces matières est soeur de l’efficacité ». Par ailleurs, il a annoncé la création d’ici la fin de l’année d’un Centre national de ressources et de résilience (CNRR) pour améliorer la prise en charge des victimes.

Il n’y a pas plusieurs types de terrorisme, il n’en existe qu’un. Il n’y a pas plusieurs types de victimes du terrorisme.

A-t-il martelé.

En outre, le président de la République a décrété de renforcer l’aide financière aux victimes françaises à l’étranger, comme le demandaient les associations.

Une journée d’hommage européenne

Enfin, Emmanuel Macron a annoncé la création d’une journée nationale de commémoration. Cet « hommage de la nation aux victimes du terrorisme » dont la date fera l’objet d’une concertation avec les associations. En effet, plusieurs de ces propositions avaient été préconisées par le comité chargé par le gouvernement de réfléchir à la commémoration des attentats, qui a remis son rapport le 7 septembre. Or, ce comité plaide pour l’adoption de la date du 11 mars, journée européenne des victimes du terrorisme. Face à cela les associations souhaitent le maintien de la date du 19 septembre.

Nous sommes globalement satisfaits. Reste la date de commémoration sur laquelle nous nous sommes positionnés depuis longtemps -à savoir le 11 mars. Et sur laquelle le président ne s’est pas prononcé. Privilégier une date d’attentat en France est problématique pour nous.

A expliqué Alexis Lebrun, le porte-parole de l’association de victimes du 13 novembre 2015 life for Paris.

Guillaume Denoix de Saint Marc, président de l’AFVT s’est dit « tout à fait satisfait ».

Nous allons pouvoir aborder les problèmes de fond. Et résoudre les petites susceptibilités sur les choix de date et de lieu.

Publié le jeudi 20 septembre 2018 à 12:33, modifications jeudi 20 septembre 2018 à 11:03

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