Politique

Emmanuel Macron fait une révélation surprenante

En visite en Vendée dans le cadre de sa rentrée politique, le ministre de l’Economie a de nouveau brillé par une petite provocation qui devrait susciter de vives réactions au sein du gouvernement.

La rentrée politique d’Emmanuel Macron s’annonce déjà explosive. A l’issue de sa pause estivale le ministre de l’Economie s’est rendu, vendredi 19 août, sur le site du Puy du Fou, en Vendée, sur les terres de Philippe de Villiers, un fervent militant à droite de la préservation de l’identité chrétienne de la France.

Ce dernier l’a justement accueilli, accompagné de son fils Nicolas, l’actuel président du Parc.

Si de prime abord ce déplacement avait un caractère économique, Emmanuel Macron en a fait une véritable provocation.

Le fondateur du mouvement “En marche!” est coutumier du fait et a suscité à de nombreuses reprises l’ire de ses homologues du gouvernement et notamment de Manuel Valls.

Déjà bien conscient de l’ambiguïté de la situation, Emmanuel Macron est rentré dans le jeu des journalistes qui s’étonnaient qu’il s’affiche aux côtés de personnalités politiques telles que Philippe de Villiers. Il s’est fendu d’une petite phrase qui ne manquera pas de faire bondir au sein de sa classe politique :

L’honnêteté m’oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste.

Il a précisé sa pensée en admettant appartenir à un gouvernement de gauche, mais qu’il était avant tout

un ministre de la République, qui se doit de servir l’intérêt général.

Cette confidence d’Emmanuel Macron n’est pas vraiment une surprise, puisqu’en février 2015, le benjamin du gouvernement s’était fait remarquer en annonçant qu’il n’était plus membre du Parti socialiste :

Je l’ai été. Aujourd’hui je suis ministre. Non, je ne suis pas encarté au PS.

Avait-il alors annoncé.

Il a ensuite poursuivi sa visite du Parc et a assisté au spectacle de gladiateurs intitulé “Le signe du triomphe”, à l’issue duquel il a levé le pouce, à la façon romaine, afin d’épargner la vie menacée d’un Gaulois.

Après cela, il a pris les rênes d’un char tiré par quatre chevaux. Scène qui n’a pas manqué d’inspiré une métaphore hippique à Philippe de Villiers :

C’est la première fois que je vois un ministre conduire un char avec autant d’audace et surtout cette capacité à apprendre. Il a écouté le conducteur. Il a fait un premier tour qui était de bonne qualité et un deuxième tour fulgurant. (…) Je pense qu’il y a pour M. Macron, devant lui, un avenir pour conduire toute sorte de char.

En tout cas, la petite mise au point d’Emmanuel Macron ce vendredi n’a pas surpris Jean-Christophe Cambadélis. Le premier secrétaire du Parti socialiste a, en effet, affirmé que

non, Emmanuel Macron n’était pas socialiste.

Publié le dimanche 21 août 2016 à 9:15, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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