Politique

Emmanuel Macron ne se rendra pas à la manifestation contre l’antisémitisme

Ce lundi 18 février, l’Élysée vient d’annoncer qu’Emmanuel Macron ne participera pas au rassemblement contre l’antisémitisme organisé mardi par quatorze partis politiques.

Ce samedi 16 février, en marge d’une manifestation de “gilets jaunes”, le philosophe et académicien Alain Finkielkraut a été victime d’injures antisémites. Si, le parquet de Paris a ouvert hier une enquête, quatorze partis politiques, ont lancé jeudi un appel contre l’antisémitisme face à la recrudescence des actes antisémites (+74% en 2018). Parmi ceux qui invitent les Français à se réunir partout en France : La République en marche, Les Républicains, le PS, le MoDem, EELV ou encore le PCF. Or, selon une information de LCI confirmée par l’Élysée, Emmanuel Macron ne sera pas présent au rassemblement, mardi soir à Paris. 

Le président de la République “a toujours été très réactif” pour dénoncer les actes antisémites

Le Président de la République avait été convié par Olivier Faure premier secrétaire du Parti socialiste (PS) et initiateur du rassemblement des partis politiques. Par cette invitation, Olivier Faure voyait l’occasion pour Emmanuel Macron de suivre les pas de François Mitterrand. Pour rappel, l’ancien Président de la République était présent à la manifestation du 14 mai 1990, à la suite de la profanation du cimetière juif de Carpentras.

Ce que Mitterrand avait fait à son époque, Emmanuel Macron doit le faire demain. Il doit être celui qui dit: “La République ça ne peut pas être cela, la France ce n’est pas cela”

a-t-il expliqué au micro de RTL.

Si le chef de l’Etat ne se rendra pas au rassemblement contre l’antisémitisme, il devrait toutefois revenir sur la recrudescence des actes antisémites dans un discours lors du Dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), mercredi soir. Le président de la République “a toujours été très réactif” pour dénoncer les actes antisémites, souligne l’Elysée. Au préalable Emmanuel Macron avait d’ailleurs échangé avec Alain Finkielkraut, insulté et menacé par des manifestants, samedi.

Néanmoins, beaucoup ont exprimé leur déception face à cette annonce de l’Élysée. C’est le cas notamment de Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, qui “regrette l’absence du Président de la République”. 

Publié le lundi 18 février 2019 à 12:58, modifications lundi 18 février 2019 à 13:19

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