Politique

Emmanuel Macron en marche pour 2017

Si le ministre de l’Economie n’a toujours pas déclaré clairement qu’il se portait candidat à l’élection présidentielle de 2017 il n’a de cessé de distiller des provocations qui sèment le trouble.

Mardi 12 juillet, l’occasion du premier meeting de son mouvement En Marche, Emmanuel Macron a chaudement remercié le président de la République pour la confiance qu’il lui avait accordé. Néanmoins, il a profité de ce rendez-vous pour prendre date, publiquement, pour la prochaine élection présidentielle, sans affirmer clairement sa candidature.

Le président de la République m’a fait confiance et je ne l’en remercierai jamais assez. François Hollande m’a fait confiance parce qu’il pensait que je pouvais faire quelque chose, parce que j’aime mon pays, que je voulais agir.

A lancé Emmanuel Macron devant une salle bondée à la Mutualité de Paris.

Le ministre de l’Economie a pris soin de ne faire aucune référence au Premier ministre, Manuel Valls. Ce dernier se montrant de plus en plus agacé par les vicissitudes de l’ancien banquier d’affaires.

S’il est très lucide sur ce qu’il doit à François Hollande, cela n’empêche pas Emmanuel Macron de vouloir poursuivre sa marche vers l’Elysée et ce au plus vite.

Imaginez où nous serons dans trois mois, dans six mois, dans un an!

A-t-il lâché sous les applaudissements qui sont rapidement devenus des

Macron président !

Puis galvanisé par ces acclamations, Emmanuel Macron a poursuivi :

Ce mouvement nous le porterons ensemble jusqu’en 2017 et jusqu’à la victoire!

Ainsi, si de prime abord, Emmanuel Macron a affiché une loyauté sans faille au chef de l’Etat, il n’a pas hésité, à mots couverts, à viser Manuel Valls dans ses critiques.

Je ne crois pas pour ma part qu’il faille inventer de nouveaux textes, de nouvelles lois, de nouvelles normes, pour aller chasser le voile à l’université, pour aller traquer ceux qui lors des sorties scolaires peuvent avoir des signes religieux.

A-t-il déclaré, en se positionnant clairement contre les mesures mises en place par le chef du gouvernement.

En affirmant toujours son positionnement à gauche, il s’est laissé aller à des attaques ciblées sur Manuel Valls en parlant d’un pays « usé des promesses non tenues et usé de l’entre chien et loup ».

Emmanuel Macron a terminé son discours en saluant les élus venus le soutenir qui « ont pris un risque parce que nous ne sommes pas toujours bien vus des partis ».

Alors cette histoire, elle dérange aussi. Ah oui! J’en sais quelque chose!

A-t-il lancé, sans nommer ses adversaires.

Ça va être dur demain, après-demain. Il y a aura de la pluie, des quolibets, des gens s’interrogeront sur nos capacités, notre volonté d’aller jusqu’au bout, mais rien ne doit nous arrêter.

A terminé Emmanuel Macron en ajoutant que ce meeting inaugural ne serait pas le dernier et que de nouveaux rendez-vous allaient avoir lieu rapidement.

Une précision qui ne risque pas de plaire à tout le monde.

Publié le mercredi 13 juillet 2016 à 16:03, modifications mercredi 13 juillet 2016 à 15:10

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