Politique

Elections territoriales en Corse : Triomphe pour les nationalistes

La coalition nationaliste a largement remporté l’élection territoriale en Corse avec 56,5% des suffrages au second tour.

Les nationalistes corses, réunis par l’autonomiste Gilles Simeoni et l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni, ont remporté dimanche 10 septembre une victoire historique aux élections territoriales en Corse. Une victoire qui leur donne les clés de la nouvelle collectivité territoriale unique.

Dans le détail, la coalition nationaliste Pè a Corsica (Pour la Corse) a obtenu 56,5% des suffrages exprimés au second tour. Soit près de 40 points de plus que son premier poursuivant, la liste régionaliste de droite de Jean-Martin Mondoloni (18,29%).

Un fort taux d’abstention

Derrière Jean-Martin Mondoloni, la liste LREM menée par Jean-Charles Orsucci a obtenu 12,67% des suffrages. Celle de Valérie Bozzi, soutenue par Les Républicains, 12,57%. Ces deux listes ont été légèrement devancées par Jean-Charles Orsucci (13%) qui portait les couleurs de La République en marche.

Par ailleurs, le scrutin a été marqué par une forte abstention. En effet, elle a été en hausse de deux points par rapport au premier tour. S’élevant ainsi à 47,4%, selon les résultats définitifs annoncés par la préfecture.

Ce qui est véritablement important pour nous, c’est que des négociations s’ouvrent. Et que l’on mette à l’ordre du jour les points qui font l’objet de notre projet. Un projet validé de manière massive par les Corses.

A expliqué Jean-Guy Talamoni au micro RTL à l’annonce des résultats.

En effet, les nationalistes corses s’assurent d’obtenir une large majorité des 63 sièges que comptera la nouvelle assemblée territoriale. Celle-ci remplacera au 1er janvier les deux conseils départementaux et l’actuelle collectivité territoriale. Or, selon les premières estimations, Pè a Corsica pourrait compter sur 41 à 43 sièges. Les nationalistes occuperont également les 11 sièges du conseil exécutif de l’Île de Beauté.

Se faire entendre de l’Elysée

Paris a aujourd’hui à prendre la mesure de ce qui se passe en Corse.

A la tête de la liste Gilles Simeoni.

Ainsi, si la question de l’indépendance n’est pas à l’ordre du jour, Pè a Corsica entend désormais avancer sur trois revendications-clés. Outre l’amnistie pour les « prisonniers politiques », on retrouve la co-officialité de la langue corse. Et enfin la reconnaissance d’un statut de résident.

Après le scrutin, Jean-Guy Talamoni a d’emblée adressé un message au gouvernement. Il a assuré qu’il demanderait « à Paris d’ouvrir très rapidement des négociations ». Faute de quoi, il a menacé d’organiser des « manifestations populaires ». Suivies d’un « tour des capitales européennes » en cas de « déni de démocratie ».

Du côté du gouvernement, Édouard Philippe a indiqué qu’il était disponible pour le recevoir à Paris. Et ce « dès l’installation de la nouvelle collectivité ».

Publié le lundi 11 décembre 2017 à 10:34, modifications lundi 11 décembre 2017 à 9:55

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