Politique

Election présidentielle 2017 : Jean-François Copé et la malédiction du pain au chocolat

Jean-François Copé a une nouvelle fois été mis en difficulté par une question sur le pain au chocolat. Cette fois, c’est sur le prix de la viennoiserie que le candidat à la primaire de la droite a séché.

Dans le feuilleton Jean-François Copé et le pain au chocolat, voici un nouvel épisode. Souvenez-vous en 2012, le candidat à la primaire de la droite avait pris pour exemple un jeune français qui se faisait « arracher son pain au chocolat par des voyous » parce qu’on ne mange pas au ramadan.

Le député-maire de Meaux avait cherché à illustrer la « pression » exercée par certains extrémistes musulmans. Cette remarque avait été suivie d’une série de railleries de la part des internautes, ainsi que de nombreuses réactions parmi la classe politique et au sein même de son parti.

Il semble que la viennoiserie au chocolat ne porte pas chance à Jean-François Copé.

Invité ce lundi 24 octobre dans la Matinale d’Europe 1 présentée par Thomas Sotto, le candidat répondait aux questions des auditeurs. Et lorsque l’un d’eux l’a interrogé sur le prix d’un pain au chocolat, Jean-François Copé a avoué n’en avoir aucune idée avant de finalement se laisser aller à une estimation :

Aux alentours de 10 ou 15 centimes.

Hélas, un prix bien loin de la réalité, puisqu’un pain au chocolat (ou chocolatine, comme lui-même l’a fait remarquer, soucieux de rassembler) avoisine davantage un euro. Une erreur que n’ont pas manqué de lui notifier les chroniqueurs présents dans le studio.

Un égarement qui a, malheureusement pour lui, provoqué un déferlement de critiques et de moqueries sur les réseaux sociaux dès la diffusion de l’interview.

Nombre d’entre eux ont notamment fait référence aux surfacturations dans l’affaire Bygmalion dans laquelle l’élu avait été mis en examen pour « abus de confiance » et blanchi dans un second temps.

Conscient de ce faux pas préjudiciable à sa course à l’élection présidentielle, Jean-François Copé a assumé son manque de connaissance sur le sujet dès sa sortie du studio, en interview dans la Social Room d’Europe 1 :

Je pense qu’autour de la table, il n’y a pas grand monde qui connaissait le prix exact, mais j’assume. Ça arrive. Je vous l’avoue, je n’en achète pas pour une raison toute simple, j’en mange très, très peu. Donc, j’assume, tant pis pour moi […] J’ai répondu trop vite.

S’est-il dédouané.

Une ligne de défense que l’ancien chef de la majorité à l’Assemblée nationale a reprise sur son compte Twitter avec humour :

Jean-François Copé peut toujours se consoler en se disant qu’il n’est pas la première personnalité politique à se retrouver piégée par une question sur le prix d’une denrée du quotidien. Parmi les candidats de la primaire, Nathalie Kosciusko-Morizet avait également été épinglée concernant le prix d’un ticket de métro. En février 2012, elle évaluait à 4 euros le prix du titre de transport, bien loin du 1,70 euro réel.

Publié le lundi 24 octobre 2016 à 15:36, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:24

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