Politique

Election présidentielle 2017 : Pour Ingrid Betancourt, Nicolas Sarkozy faisait peur au Farc

A l’un des plus important meeting du candidat Nicolas Sarkozy, Ingrid Betancourt n’a pas hésité à faire le plaidoyer de l’ex-président de la République. L’ancienne otage de la guérilla marxiste colombienne a même déclaré que « Nicolas Sarkozy faisait peur au Farc », provoquant les railleries des internautes.

Nicolas Sarkozy ne pouvait rêver d’un meilleur soutien en la personne d’Ingrid Betancourt. Mieux que les intentions d’un discours politique, c’est le témoignage concret d’une combattante pour la paix qui a résonné dans la salle comble et parée de drapeaux tricolores.

En effet, l’ancienne captive des Farc était l’invitée du candidat à la primaire de la droite ce dimanche 9 octobre à l’occasion de son grand rassemblement au Zénith de Paris.

Son enlèvement avait été largement médiatisé, notamment en France, ce qui avait fait d’Ingrid Betancourt un otage de poids pour les Farc. Le gouvernement français était entré en négociations avec la guérilla avec l’appui du président vénézuélien, Hugo Chávez, en vain. Ce n’est que le 2 juillet 2008, en compagnie de quatorze autres otages que la Franco-colombienne avait été libérée. Une libération qui avait, une nouvelle, fois reçu une large couverture médiatique.

Ainsi, la Franco-colombienne a rendu un hommage appuyé à Nicolas Sarkozy, qui a contribué à la faire libérer. Elle a ainsi assuré que l’ancien président au « passé extraordinaire » avait « devant lui, un futur encore plus grand » :

C’est un homme digne d’être président !

A ponctué Ingrid Betancourt, avant de brosser le portrait d’un candidat digne d’un héros dans le cadre de sa libération après six années de captivité au sein de la guérilla marxiste colombienne.

J’étais enchaînée à un arbre au fin fond de la jungle amazonienne. Nous avons entendu la voix de Nicolas Sarkozy, sur une radio rafistolée qui pendait à la branche d’un arbre. J’ai vu la peur se dessiner sur la face de mes geôliers, sous l’effet de la force des paroles d’un jeune président de la République

S’est rappelée l’ancienne candidate écologiste à l’élection présidentielle colombienne de 2002.

Dans ces conditions, selon Ingrid Betancourt :

Nicolas Sarkozy est un leader du monde !

N’hésitant pas à marteler :

Un homme craint par ses ennemis et admiré par ses amis.

Avant de conclure, sur un ton religieux:

Moi citoyenne française, j’ai choisi Nicolas Sarkozy !

Un discours de quinze minutes à forte portée symbolique, alors que l’ancien chef d’Etat est en grosse difficulté dans les sondages, qui a suscité l’émotion dans le camp sarkoziste :

Vous avez dit ce que nous pensons avec une telle force

A déclaré Laurent Wauquiez, ému

Quelle émotion!

A complété François Baroin en arrivant à la tribune.

Pourtant, du côté des internautes le ton s’est fait plus moqueur :

 

Publié le lundi 10 octobre 2016 à 10:23, modifications lundi 10 octobre 2016 à 10:23

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