Politique

Election présidentielle 2017 : François Hollande fait un pas de plus vers sa candidature

Si le thème de la démocratie face au terrorisme était au cœur du discours de François Hollande, ce sont surtout les signes avant-coureurs d’un possible début de campagne qui ont attiré l’attention.

Officiellement le président François Hollande faisait un discours, jeudi 8 septembre, salle Wagram à Paris, devant les membres de la Fondation Jean Jaurès et du think tank Terra Nova (un laboratoire d’idées proches de la gauche), pour disserter du thème de la démocratie face au terrorisme. Cependant, ses propos avaient davantage des allures d’entrée en campagne.

Il n’y a certes pas eu de déclaration franche, mais des images très fortes lancées aux électeurs :

Je ne laisserai pas l’image de la France, le rayonnement de la France, l’influence de la France s’altérer lors des prochains mois ou des prochaines années.

Tout au long de sa déclaration, François Hollande, s’est posé comme le défenseur de l’Etat de droit face à ceux qui, comme Nicolas Sarkozy, dénoncent « les arguties juridiques, les précautions, les prétextes à une action incomplète » et appellent à modifier la Constitution pour pouvoir adopter une loi interdisant, notamment, le port du « burkini ».

En effet, ce discours fut notamment une réponse à Nicolas Sarkozy qui, le 26 juillet suite à l’assassinat du père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray, s’en était pris au manque de réactivité du gouvernement. L’accusant de faire preuve d’une « fausse bonne-volonté de protéger les principes constitutionnels ».

Ainsi, comme s’il était déjà en meeting de campagne, le chef de l’Etat a fustigé ses rivaux sans jamais les nommer :

Ils pensent que l’élection c’est la primaire et que le reste n’a pas d’importance

Le « ils » en référence à Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et les autres candidats à la primaire de la droite et qui pensent, a ironisé François Hollande, que l’élection est déjà jouée.

Par conséquent, au plus bas dans les sondages, affaibli par la récente démission d’Emmanuel Macron, mais aussi mis en danger par de nombreux concurrents à gauche, ce discours était surtout l’occasion pour le chef de l’Etat de rassurer son parti sur sa légitimité et d’esquisser l’hypothèse d’une nouvelle candidature pour 2017.

Publié le vendredi 9 septembre 2016 à 15:02, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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