Politique

Election présidentielle 2017 : Alain Juppé sent « de la panique » chez Nicolas Sarkozy

Alain Juppé, le candidat à l’investiture présidentielle de la droite, a déclaré sur le plateau de L’Émission politique de France 2, voir des signes de panique dans les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy

Celui que la presse et les sondages considèrent comme le principal rival de Nicolas Sarkozy dans la course à la primaire de la droite était l’invité jeudi 6 octobre de L’Emission politique de France 2.

Dans la première partie de l’émission, Alain Juppé a déroulé les grandes lignes de son programme et a répondu aux questions de David Pujadas, Léa Salamé, Karim Rissouli et trois Français préoccupés par la candidature de l’ancien Premier ministre. L’émission a commencé par des questions d’actualité et en particulier sur la primaire de la droite :

Je suis un homme de droite mais lors des rassemblements, je m’adresse à tout le monde. Si on commence à exclure pour la primaire on est mal barrés.

A lancé d’emblée le candidat en assénant dès le début Nicolas Sarkozy. En effet, Alain Juppé qui fait figure de favori dans les sondages a profité de cet avantage pour dénoncer ce qui ressemble selon lui à une certaine fébrilité chez son opposant.

Ainsi, le maire de Bordeaux a dénoncé « les outrances » de l’ancien président de la République, voyant là un signe de « panique à bord ».

Cette espèce d’outrance est mauvais signe. Il y a un peu de panique à bord.

A estimé Alain Juppé en réaction à l’hostilité de Nicolas Sarkozy à l’idée que la primaire de la droite soit ouverte aux électeurs de gauche.

Les deux principaux adversaires, en terme de popularité, s’affrontent depuis plusieurs jours au sujet du corps électoral appelé à choisir le candidat de la droite pour la présidentielle de l’an prochain.

Où est la loyauté quand on appelle des électeurs de gauche à venir voter, à signer – parjure – un papier dans lequel ils s’engageraient à partager les valeurs de la droite et du centre alors qu’en vérité ils n’en partagent aucune ?

A déclaré Nicolas Sarkozy lors d’un meeting à Reichstett dans le Bas-Rhin, ce lundi 3 octobre.

Je ne veux pas de cette primaire-là, parce que ce serait la primaire de la déloyauté et du mensonge.

A-t-il insisté.

Alain Juppé a ensuite rebondi sur le sujet pour tacler Nicolas Sarkozy sur ce sujet :

La seule chance de Nicolas Sarkozy de gagner c’est de remporter les voix de l’extrême droite.

Tout en martelant qu’il se présentait comme un homme de droite, le candidat Alain Juppé a proposé de transcender les clivages traditionnels et a exhorté les « déçus du hollandisme » à venir voter les 20 et 27 novembre pour choisir le candidat qui représentera la droite à l’élection présidentielle les 23 avril et 7 mai prochains.

Publié le vendredi 7 octobre 2016 à 11:20, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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