Politique

Education nationale : 1.800 postes vont être supprimés en 2019

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation, a annoncé la suppression de 1.800 postes en 2019. Cela concerne le secondaire et les services administratifs.

Le Premier ministre Édouard Philippe avait déclaré en août que 4.500 postes seraient supprimés dans la fonction publique en 2019. Et, plus de 10.000 en 2020. Or, l’Éducation nationale est le premier vivier de fonctionnaires de l’Etat avec près de la moitié des effectifs publics. Le ministère n’échappe donc pas à la réduction du nombre de fonctionnaires. En effet, 1.800 postes seront supprimés l’an prochain a annoncé Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale dans une interview au Figaro, publiée dimanche 16 septembre.

Seuls le second degré  et les services administratifs seront concernés par les baisses d’effectifs.

A détaillé Jean-Michel Blanquer qui, dans la lignée de sa politique, entend « mettre le paquet à l’école primaire ».

Des heures supplémentaires

Ainsi, pour compenser cette baisse d’effectifs, le ministre a précisé que les chefs d’établissement pourront imposer plus d’heures supplémentaires aux enseignants.

Le volume d’enseignement sera évidemment maintenu à travers le recours aux heures supplémentaires. De plus, les heures supplémentaires seront exonérées de cotisations salariales. Donc plus rémunératrices pour les professeurs.

A-t-il ajouté, expliquant qu’il souhaitait donner la priorité au pouvoir d’achat des professeurs.

J’ai entamé le dialogue social sur le sujet.

A assuré le ministre, qui se fait fort de « redonner aux professeurs une place centrale dans la société ». Le ministre vise ainsi « 1.000 euros de plus sur une année en début de carrière » pour un professeur débutant.

Par ailleurs, dans son entretien au Figaro, Jean-Michel Blanquer a déclaré que le budget de son ministère serait augmenté de 850 millions d’euros en 2019, soit une hausse de 1,7%.

C’est l’une des plus importantes augmentations au sein de l’État. Le budget 2019 s’inscrit pourtant dans un contexte d’effort général de l’ensemble des pouvoirs publics.

En effet, le budget de l’Éducation nationale doit augmenter afin de concrétiser les promesses du gouvernement, notamment avec le dédoublement des classes de CP et CE1. Ainsi que la création de 6.000 postes d’accompagnants pour les enfants présentant des situations de handicap. Ainsi, pour maîtriser son budget, Jean-Michel Blanquer s’appuie sur la réforme du lycée et du baccalauréat. Une réforme qui devrait permettre de mieux répartir les élèves :

Nous n’aurons plus des séries littéraires à 15 élèves. Et de l’autre côté, des classes scientifiques à 35.

A-t-il conclu

Publié le lundi 17 septembre 2018 à 11:13, modifications lundi 17 septembre 2018 à 14:51

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