Politique

Donald Trump rencontre le fils aîné de Martin Luther King

Rencontre sincère ou campagne de rachat après ses propos contre John Lewis ? Donald Trump a rencontré le fils aîné de Martin Luther King, lundi, jour d’anniversaire de la naissance de l’ancien pasteur. Un entretien précédé d’un hommage du 45ème président des Etats-Unis à l’égard du militant non-violent pour les droits civiques des Noirs…

Il y a quelques jours, John Lewis, icône historique des droits civiques des Noirs américains, annonçait qu’il n’assisterait pas à la cérémonie d’investiture de Donald Trump. Il n’en fallait pas plus pour énerver le président-élu qui, dans une série de tweets, a alors lancé :

(John Lewis) ferait mieux de passer plus de temps à aider sa circonscription, qui est dans un état horrible et en train de se désagréger (pour ne pas dire infestée par le crime) plutôt que de se plaindre à tort du résultat de l’élection. Paroles, paroles, paroles – pas d’action, ni de résultats. Regrettable !

Très vite, des élus démocrates et républicains sont montés au créneau. Le reproche fait au milliardaire ? Diviser l’Amérique au moment où celle-ci s’apprêtait à rendre son traditionnel hommage annuel à Martin Luther King. Un “MLK Day” que n’a pas manqué Donald Trump…

UN GESTE D’APAISEMENT ?

En effet, lundi 16 janvier, le nouveau président des États-Unis est allé à la rencontre du fils aîné de Martin Luther King, ancien pasteur ayant vivement milité pour les droits civiques des Noirs de son vivant.

Une rencontre avant laquelle Donald Trump avait adressé un hommage au militant non-violent sur Twitter, ce dernier affirmant :

Honorez-le pour le grand homme qu’il était !

Pour beaucoup d’observateurs, cette rencontre apparaît comme un geste d’apaisement envers les Noirs américains après les attaques lancées contre John Lewis. Alors, entretien sincère ou campagne de rachat ? Le doute est permis…

Pour le président vénézuélien Nicolas Maduro, Donald Trump est victime d’une “campagne de haine”. Celui-ci estime en effet que l’administration du président américain élu ne sera pas “pire” que celle du sortant Barack Obama. Nicolas Maduro a notamment déclaré :

Nous sommes surpris par la campagne de haine contre Donald Trump – brutale – dans le monde entier, en Occident, aux Etats-Unis. Je veux être prudent. Il ne sera pas pire qu’Obama, c’est la seule chose que je me risquerai à dire.

Là aussi, la stratégie d’apaisement entre le Venezuela et les États-Unis semble plus qu’évidente. Une déclaration suffisante pour une amélioration des relations americano-venezueliennes ? L’avenir le dira…

Publié le mardi 17 janvier 2017 à 11:32, modifications mardi 17 janvier 2017 à 11:23

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