Politique

Etats-Unis : Donald Trump n’a pas le droit de bloquer ses opposants sur Twitter

Donald Trump ne peut pas bloquer ses opposants sur Twitter selon la justice américaine.

Donald Trump va désormais devoir redoubler d’attention lorsqu’il est sur Twitter. Une juge fédérale l’a en effet interdit de bloquer ses adversaires sur le réseau social.

Le mercredi 23 mai, une juge fédérale de Manhattan a pris une décision étonnante à propos de Donald Trump. Le président américain ne peut désormais plus bloquer ses opposants politiques sur Twitter. S’il en venait à ne pas respecter cette décision, Donald Trump irait à l’encontre de la constitution américaine.

Un blocage de Trump équivaut à une violation du premier amendement

L’utilisation frénétique de Twitter par Donald Trump est bien connue. Désormais, le président des Etats-Unis devra veiller à ne pas bloquer l’un de ses opposants politiques sur un coup de tête. Le mercredi 23 mai, la jugé fédérale Naomi Reice Buchwald a en effet prononcé l’arrêt suivant :

Cette affaire nous demande d’établir si un personnage exerçant une fonction publique peut, en conformité avec le premier amendement, “bloquer” une personne sur son compte Twitter en réponse aux opinions politiques professées par cette personne, et si cette analyse diffère dans le cas où le personnage public est le président des Etats-Unis. La réponse à ces deux questions est non.

A partir de maintenant, si Donald Trump bloque l’un de ses adversaires, il s’agit d’une violation de la constitution américaine. Le premier amendement de cette dernière stipule :

 Le Congrès n’adoptera aucune loi relative à l’établissement d’une religion, ou à l’interdiction de son libre exercice ; ou pour limiter la liberté d’expression, de la presse ou le droit des citoyens de se réunir pacifiquement ou d’adresser au Gouvernement des pétitions pour obtenir réparation des torts subis.

Le gouvernement américain a néanmoins fait savoir que les personnes bloquées par le compte @RealDonaldTrump pouvaient tout de même lire les tweets du président. Malgré cet argument, la juge fédérale estime que cela les empêche d’interagir directement avec Donald Trump. Pour Naomi Reice Buchwald, il s’agit donc d’une “vraie, quoique ténue, atteinte à leur expression”.

La justice américaine a donc donné raison au Knight First Amendment Institute, qui représentait sept personnes dans cette affaire. Ces dernières avaient toutes été bloquées par le compte @RealDonald Trump. Elles estimaient que le compte ne pouvait les écarter, car il représente un “forum public”. Elles avaient donc vu juste.

En novembre dernier, un employé de Twitter avait désactivé le compte du président américain pour célébrer son dernier jour dans l’entreprise.

Publié le jeudi 24 mai 2018 à 18:56, modifications jeudi 24 mai 2018 à 18:44

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