Politique

Démission du gouvernement gabonais

C’est le dernière étape d’une crise politique qui traverse le Gabon. Cette démission pourrait y mettre fin.

Le report des élections législatives

En septembre 2016, la victoire à la présidentielle d’Ali Bongo Ondimba, président sortant est contestée par l’opposition. Depuis, le Gabon est au cœur d’une véritable tempête politique. Celle-ci vient de connaître une dernière étape avec la démission du gouvernement ce mardi 1er mai. Une annonce qui fait suite à la dissolution de l’Assemblée nationale par la Cour constitutionnelle.

Emmanuel Issozet Ngondet, qui était jusque-là Premier ministre a présenté sa démission suite à la décision de la Cours Constitutionnelle. Le futur gouvernement n’aura plus de compte à rendre aux parlementaires mais directement au président de la République. Un choix particulièrement décrié par l’opposition qui dénonce une “monarchisation” du pouvoir selon l’AFP.

Le gouvernement aurait normalement dû organiser des élections législatives avant fin avril. Or, c’est le 3e report depuis l’élection présidentielle. En attendant la tenue d’une élection, c’est le Sénat qui remplacera l’Assemblée Nationale. L’élection législative du Gabon devrait bientôt avoir une nouvelle date.

Dans l’histoire du Gabon, c’est la première fois que l’on reporte autant de fois des législatives. On n’a jamais vu dans une république qu’une institution (soit) remplacée par une autre.

regrette le politologue Wilson-André Ndombet.

Le Gabon est contrôlé par la famille Bongo depuis 1967. Omar Bongo jusqu’en 2009 puis son fils Ali Bongo Ondimba.

Publié le mercredi 2 mai 2018 à 10:15, modifications mercredi 2 mai 2018 à 9:08

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