Politique

Commémoration de la rafle du Vel d’Hiv : Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahu affichent leur proximité

La France a commémoré dimanche le 75ème anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv. Pourtant, le débat autour de la complicité de l’État fait toujours rage. 

La rafle du Vel d’Hiv, le 16 juillet 1942, dont le 75e anniversaire était commémoré dimanche 16 juillet, est devenue le symbole de la déportation des Juifs sous l’Occupation en France.

De Gaulle, à la Libération puis lors de son retour au pouvoir de 1958 à 1969, et ses successeurs à l’Élysée, jusqu’au socialiste François Mitterrand, tous se sont refusés à reconnaître la responsabilité de la France.

Un symbole qui fait encore débat aujourd’hui et dont Emmanuel Macron s’est saisi

A cette occasion, il a réaffirmé la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d’Hiv en 1942.

Oui, je le redis ici, c’est bien la France qui organisa la rafle puis la déportation. Et donc, pour presque tous, la mort des 13 152 personnes de confession juive. Arrachées les 16 et 17 juillet à leur domicile.

A déclaré le président de la République, soulignant que la rafle « fut l’oeuvre de la police française, pas un seul Allemand n’y prêta la main ».

Emmanuel Macron a expliqué vouloir « que se perpétue le fil tendu en 1995 par Jacques Chirac ».

Celui-ci fut, en effet, le premier président à reconnaître la responsabilité de la France dans les persécutions antisémites. Et non celles du seul régime de Vichy.

Le chef de l’Etat a ensuite déroulé un vibrant plaidoyer contre l’antisémitisme et le racisme, en présence du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu qu’il a ensuite chaleureusement reçu à l’Elysée.

« Un geste très, très fort »

Ainsi, Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont commémoré le Vel d’Hiv, main dans la main et ont affiché une proximité.

Benyamin Netanyahu a pour sa part salué « le geste très, très fort » que constitue selon lui l’invitation du président français.

Le dirigeant israélien a ensuite insisté sur la lutte contre « l’islamisme radical qui veut détruire la civilisation européenne ».

Les deux dirigeants se sont ensuite entretenus plus d’une heure à l’Elysée, avant une déclaration au cours de laquelle Emmanuel Macron a rappelé la position française.

Ainsi, il a souhaité une reprise de négociations israélo-palestiniennes pour une solution à deux Etats, avec Jérusalem pour capitale. Mais aussi un soutien « indéfectible à la sécurité d’Israël ».

Cependant, Emmanuel Macron a condamné la colonisation.

Enfin, le président français l’a assuré de sa « vigilance » sur la mise en oeuvre de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015.

Il a dit « partager ses inquiétudes sur l’armement du Hezbollah libanais », soutenu par l’Iran.

Son accueil très chaleureux a visiblement ravi son invité.

Benjamin Netanyahu est notamment sous tension dans son pays pour une affaire de corruption présumée qui impliquerait ses proches.

Par ailleurs, il a invité Emmanuel Macron en Israël.

Il lui a affirmé que « la France a un grand potentiel sous votre leadership ».

Publié le lundi 17 juillet 2017 à 10:03, modifications lundi 17 juillet 2017 à 9:42

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