Politique

Catalogne : Quim Torra, le nouveau président, farouchement séparatiste

La Catalogne compte à nouveau un président de région en la personne de Quim Torra.

STORY - Episode 29/30

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Ce lundi 14 mai, cinq mois après les élections législatives de décembre qui avaient vu la courte victoire du camp séparatiste, la Catalogne compte enfin un nouveau chef de l’exécutif. En effet, Quim Torra, écrivain, éditeur, avocat, mais sans aucune expérience politique est devenu le 131ème président de la Generalitat. L’exécutif régional de Catalogne basé à Barcelone.

Continuer à construire un Etat indépendant

Ainsi, le parlement catalan a élu lundi à la présidence de la Catalogne le candidat séparatiste qui avait été choisi par l’exilé Carles Puigdemont. Quim Torra, un éditeur de 55 ans nouveau venu en politique, a été élu par 66 voix des grands partis indépendantistes contre 65 de l’opposition et l’abstention de quatre députés d’un parti séparatiste d’extrême gauche. Fidèle au mandat du référendum du 1er octobre 2017, il a déjà promis de continuer à « construire un Etat indépendant » de l’Espagne.

Nous serons fidèle au mandat du référendum d’autodétermination du 1er octobre. Construire un Etat indépendant, une République.

A ainsi déclaré l’éditeur, membre de l’aile dure des indépendantistes, en présentant son programme de gouvernement devant le parlement régional.

Par ailleurs, Quim Torra est un séparatiste radical. Ainsi, il estime que la Catalogne vit sous le joug espagnol depuis trois siècles. Et qu’il faut se libérer de ce joug une bonne fois pour toutes. De fait, il faut comprendre que Quim Torra est un « homme », un fidèle de Carles Puigdemont. Ce dernier ne peut rentrer en Espagne sous peine d’être immédiatement arrêté pour être jugé pour rébellion, ou sédition. Il encourt une peine allant de 15 ans à 30 de réclusion. Finalement, partageant pleinement l’idéologie des sécessionnistes, Quim Torra n’est pas un choix anodin. De plus, son casier judiciaire est vierge et il ne peut donc pas être arrêté. Il peut gouverner, et ce, même s’il n’a aucune expérience en politique.

L’avenir de la Catalogne toujours précaire

A présent, Quim Torra va pouvoir former son gouvernement. Cela va permettre la levée de la tutelle imposée par le gouvernement de Mariano Rajoy sur la région. Pour l’heure, le président du gouvernement espagnol s’est dit « disposé à la concorde et au dialogue » avec le nouveau président catalan.

De son côté, Quim Torra a annoncé dès le premier débat d’investiture samedi 12 mai qu’il n’occuperait le poste que jusqu’au retour au pouvoir de Carles Puigdemont, « le président légitime ».

Ainsi, il se rendra dès mardi 22 mai à Berlin pour y rencontrer son prédécesseur. Quim Torra a promis de faciliter au plus tôt le retour au pouvoir de Carles Puigdemont, « le président légitime ».

Publié le mercredi 16 mai 2018 à 12:06, modifications mercredi 16 mai 2018 à 11:08

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