Politique

Boris Faure s’exprime enfin sur son altercation avec M’jid El Guerrab

Boris Faure, premier secrétaire de la fédération socialiste des Français de l’Etranger, est enfin sorti de son silence suite à sa violente agression par l’ancien député LREM, M’jid El Guerrab

Boris Faure était l’invité de la matinale de France Inter en ce mercredi 13 septembre. Interrogé par la journaliste Léa Salamé, il est notamment revenu sur les circonstances de la rixe avec M’jid El Guerrab, survenue le 30 août dernier. L’ancien député LREM avait porté des coups d’une rare violence à la tête de Boris Faure. M’jid El Guerrab l’aurait frappé avec un casque de moto. Boris Faure avait donc été opéré en urgence. Son pronostic vital avait même été engagé pendant un temps.

Les circonstances de l’altercation surréaliste entre deux hommes politiques

Boris Faure est donc enfin revenu au micro de France Inter sur les circonstances de sa rencontre avec le député El Guerrab ce jour-là.

C’est au départ, quelque chose d’assez banal, une rencontre fortuite entre deux personnes qui se connaissent. Je sors d’un rendez-vous chez mon psychanalyste, dans le 5e arrondissement et je tombe par hasard sur M’jid El Guerrab, que je connais depuis environ trois ans. Pendant de nombreuses années, nous avons eu des relations de bonne camaraderie. Comme il y a eu des tensions lors de la campagne législative, je me dis que c’est le bon moment, parce que je le croise, d’avoir une conversation amicale. Et malheureusement, la suite va très mal se passer. Je vais rester dans un registre amical et je vais finir au sol, en sang, après deux coups de casque, après peut-être un coup de sang du député.

M’jid El Guerrab aurait-il dérapé après des propos racistes de Boris Faure ?

Boris Faure a tenu à démentir fermement les accusations de propos racistes de sa part prononcés à l’encontre de M’jid El Guerrab.

Je le dis très nettement et solennellement, il n’y a eu dans ma bouche ce jour-là aucune insulte raciste, aucune insulte tout court. L’insulte raciste ne fait pas partie de mon ADN, moi qui depuis 18 ans me mobilise comme militant antiraciste. Tout cela, c’est du mensonge éhonté, tout ça, c’est du roman de gare, c’est ce que j’appelle la deuxième agression. Il y a la première agression, qu’il ne nie pas, qu’il cherche à justifier et il y a la deuxième agression qui est peut-être plus violente : c’est l’agression de la diffamation. Quand M’jid El Guerrab commence à parler dans la presse, je suis dans mon lit d’hôpital et dans l’incapacité de me défendre. Moi je découvre tout ça, ces monceaux de boue, à la sortie de l’hôpital. Et c’est moi qui suis atteint, c’est ma famille. Je trouve que, vraiment, il aurait pu s’abstenir.

L’absence de pardon dans l’arène politique ?

Boris Faure est d’ailleurs encore très marqué par cette rixe. Il n’a donc visiblement pas accordé son pardon à M’jid El Guerrab suite à cette violente agression. Boris Faure souhaiterait même que l’ancien député LREM subisse des sanctions plus lourdes.

Je ne crois pas au pardon, je crois à la justice. M’jid El Guerrab a démissionné de La République en marche, il reste député. Je crois que c’est difficilement compréhensible. On voit là que sur le plan juridique il y a un no man’s land institutionnel. Un député pris en flagrant délit reste député. Il y a quelque chose à régler.

M’jid El Guerrab a donc récemment présenté sa démission du parti La République en marche. Il reste en revanche bel et bien député de la 9ème circonscription des Français de l’étranger. Il est ainsi dorénavant parmi la catégorie des députés non-inscrits dans l’hémicycle. Le ténor du barreau Maître Éric Dupond-Moretti assure notamment sa défense. L’ancien député de LREM, M’jid El Guerrab, a donc été mis en examen pour « violences volontaires avec arme » suite à cette violente altercation avec Boris Faure.

Publié le jeudi 14 septembre 2017 à 9:46, modifications jeudi 14 septembre 2017 à 9:49

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