Politique

Boris Boillon, l’ancien ambassadeur, au passé trouble, de retour au Quai d’Orsay et missionné à l’ONU

Boris Boillon, un ancien ambassadeur et proche conseiller de Nicolas Sarkozy, avait été interpellé avec 350.000 euros en liquide sur lui en 2013 à la Gare du Nord. Il a fait son retour au sein du Quai d’Orsay où il a été missionné auprès des Nations Unies à New-York.

Le Figaro, daté du 10 novembre, a annoncé que Boris, Boillon, l’ancien ambassadeur de France en Irak et en Tunisie, avait réintégré le ministère des Affaires étrangères en septembre dernier, après en avoir fait la demande. De plus, ce retour était marqué par une mission au sein des Nations Unies à New-York, au sein de la délégation française :

Il a été envoyé en renfort jusqu’à la fin de l’année auprès de notre délégation aux Nations unies à New York.

A confié un cadre du ministère au quotidien.

Après des études à Sciences politiques et à Langues O’, l’Institut National des Langues et des Civilisations Orientales , Boris Boillon a entamé sa carrière au Quai d’Orsay, avant de rejoindre, en avril 2006, le cercle restreint de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur, où il est devenu conseiller diplomatique.

Il a ensuite suivi le nouveau président de la République de l’époque  à l’Elysée où il a rejoint la cellule diplomatique. Il y a fait ses preuves en collaborant notamment avec le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, pour la libération des infirmières bulgares alors détenues en Libye. Les bruits de couloir disent que c’est Boris Boillon qui a organisé la visite de Mouammar Kadhafi à Paris, en décembre 2007. Ce dernier l’appelant « mon fils ».

Cependant, c’est son passage à l’ambassade de Tunisie qui a provoqué la polémique, puisqu’il s’est rapidement fait remarquer pour ses excès. Des centaines de manifestants avaient réclamé son départ en dénonçant « son manque de diplomatie » et « son agressivité ».

Boris Boillon avait présenté ses excuses avant d’être remplacé en 2012.

L’année suivante, l’ancien ambassadeur a de nouveau défrayé la chronique lorsqu’il a été interpellé par la douane en gare de Nord à Paris avec 350 000 euros en liquide.

Son nom a également été cité dans l’enquête sur un possible financement libyen de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy.

Dès son arrivée à l’Elysée, François Hollande l’avait fait remplacer, incitant Boris Boillon a se mettre en disponibilité de la fonction publique pour se lancer dans des activités plus lucratives dans le privé.

Boris Boillon a demandé à être réintégré au Quai d’Orsay, il en avait le droit, et sa demande a été acceptée.

A simplement justifié le ministère des Affaires étrangères, mettant en exergue la présomption d’innocence.

Publié le samedi 12 novembre 2016 à 12:17, modifications samedi 12 novembre 2016 à 11:10

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