Politique

Berlin : Première visite officielle du nouveau président Français

Lundi 15 mai était la première visite officielle du nouveau président Emmanuel Macron. Fidèle à la tradition, Il a rendu visite à Angela Merkel et a été accueilli chaleureusement par cette dernière.

En se rendant en Allemagne, Emmanuel Macron entendait démontrer sa conviction que l’amitié franco-allemande est indispensable à la construction européenne. En effet, durant sa campagne il a exprimé son engagement face à l’Europe et à l’Allemagne. Ils se sont ainsi retrouvés ce lundi 15 mai pour un entretien suivi d’une conférence de presse et ont par la suite partagé un diner.

Macron et Merkel ouverts pour réformer l’Europe

Des points de convergences ont en effet été trouvé concernant L’Europe aujourd’hui en crise. Ils se sont dits ouverts à un changement de traités afin de réformer l’Europe. Angela Merkel a déclaré à la presse,

Du point de vue allemand, il est possible de changer les traités si cela fait sens.

Emmanuel Macron quant à lui a fait sens en répondant

Le sujet des changements de traité fut un tabou français, en l’espèce il n’y en aura pas avec moi

En effet, Emmanuel Macron appelle depuis longtemps un tel changement de traité, en particulier pour réformer le fonctionnement de la zone euro.

Des points de divergences

On se souvient que le rejet de la France, en 2005, du projet de Constitution européenne avait quelque peu refroidi les relations entre les 2 pays. C’est ainsi qu’aujourd’hui Angela Merkel, même si elle reste prudente face aux déclarations d’Emmanuel Macron, a ouvertement montré un geste d’ouverture face au nouveau président. Mais entre les deux dirigeants, certains désaccords existent, notamment sur la réforme des traités européens et le projet d’une zone euro. D’après Anne Bourse de France 3,  l’Allemagne attend surtout d’Emmanuel Macron qu’il réforme d’abord la France.

En effet, l’opinion allemande tend à se se méfier des projets européens du nouveau chef d’Etat. Elle redoute que cela ne conduise l’Allemagne à devoir payer davantage.

Concernant l’investissement, Emmanuel Macron a souhaité que le débat soit ouvert sur des projets d’ investissements d’avenir.

Ce que je crois, c’est que nous avons des investissements nouveaux à prendre et donc à réfléchir à des mécanismes d’investissements nouveaux pour le futur et à travailler à une plus grande intégration pour le futur. Ce dont la zone euro a besoin, c’est d’une politique volontariste en termes publics et privés et donc de réfléchir aux moyens d’injecter de l’argent neuf,

a-t-il souligné.

Angela Merkel de son côté a nuancé les propos d’Emmanuel Macron sur ce point en précisant,

Il y a des convergences, peut-être y a-t-il ici ou là des conceptions différentes. La France et l’Allemagne ne sont pas toujours a priori du même avis mais c’est de la symbiose que peut naître quelque chose de bon, pour les deux pays comme pour l’Europe.

Elle a ensuite déclaré,

nous allons tranquillement aborder ces questions.

Pas de mutualisation des dettes

Emmanuel Macron s’est également efforcé de rassurer Angela Merkel en lui assurant qu’il était opposé à l’idée d’une mutualisation des dettes du passé des pays de la zone euro.

Je ne suis pas un promoteur de la mutualisation des dettes du passé dans la zone euro,

a-t-il déclaré,

estimant que cela conduisait à «une politique de déresponsabilisation».

 

Le choix de l’Allemagne pour son premier voyage à l’étranger n’est pas l’unique confirmation de l’engagement proeuropéen d’Emmanuel Macron. Avec la nomination de Philippe Étienne au poste de conseiller diplomatique, dimanche 14 mai, le nouveau président français a décidé de s’entourer d’un fin connaisseur de l’Europe.

Le chef de l’État a à l’esprit de refonder et relancer l’Europe. En conférence de presse il a même ajouté vouloir “refonder la relation historique” entre la France et l’Allemagne. Hier il l’a répété, il souhaite,

Une Europe qui protège, plus pragmatique.

On a pu le constater, les relations entre les 2 chefs d’état ont été au beau fixe, mais

la magie ne pourra durer que s’il y a des résultats,

a prévenu Angela Merkel tout en citant Herman Hesse.

Publié le mardi 16 mai 2017 à 10:46, modifications mardi 16 mai 2017 à 14:36

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