Politique

Aymeric Caron annonce son entrée en politique par la création du REV

Le rassemblement des écologistes pour le vivant transpose son engagement personnel en un mouvement politique

Le chroniqueur et essayiste Aymeric Caron co-signe une tribune en faveur d’un nouveau mouvement politique, le Rassemblement des Ecologistes pour le Vivant.

Aymeric Caron, essayiste, journaliste et ancien chroniqueur “d’On N’est Pas Couché” crée son mouvement politique écologique et anti-spéciste. Avec lui, Benjamin Joyeux, juriste en droit de l’environnement et Malena Azzam, ancienne porte-parole de l’association pour l’égalité animale signent une tribune au sein du journal Le Monde.

Après s’être démarqué par ses nombreuses interventions en faveur des animaux et d’une abolition de la notion d’espèce, l’auteur avait publié “No Steack”. Dans cet essai, nombres de données et d’informations collectées à propos de l’industrie animalière.

En végétarien engagé, Aymeric Caron exposait alors les méfaits de cette industrie dont l’impact sur le long terme s’avérait négatif si aucune modification n’était apportée. Dernièrement, c’est son livre UTOPIE XXI qui a mis à jour sa pensée, amenant la réflexion à un niveau plus politique. Il apparaissait alors peu probable que le journaliste-auteur ne pousse pas son engagement plus loin.

Un mouvement plus moderne

C’est le 8 février dernier qu’il annonce officiellement son projet: apporter une vision plus moderne et accessible de l’écologie. Prendre conscience de la responsabilité envers le monde dans lequel nous vivons. Selon lui le parti Europe Ecologie Les Verts n’est plus au goût du jour et est totalement dépassé.

En effet, il pense que le mouvement prône une vision anthropocentrée pour laquelle la nature est au service de l’homme, une collection de ressources à utiliser. Il vise un mouvement plus actif, qui sort du modèle actuel ou qui est en capacité de se révolter. Il pense que l’écologie se trouve actuellement dans une impasse. Pour en sortir, la création d’une nouvelle organisation politique semble la meilleure idée.

Des animaux et des hommes

Si les animaux sont au centre de sa pensée, il n’omet rien de la condition humaine. En effet, outre la volonté incessante d’une abolition de tout spécisme, le journaliste se préoccupe du loisir de l’homme. Pour cela, il veut réduire considérablement le temps de travail et apporter un régime de revenu universel. Dans cet esprit, l’homme se consacrerait plus aisément à ce qu’il aime, et pourrait sortir plus facilement du cercle infernal du travail par nécessité financière.

Outre cela, une préoccupation majeure d’Aymeric Caron est la santé. Si l’écologie lui tient tant à cœur c’est également pour les répercussions de l’environnement sur l’homme. Entre pollution, nucléaire, et destruction de la biodiversité, il y a encore un long chemin à parcourir avant de parvenir à un environnement parfaitement sain, ou du moins, équilibré.

Un parti responsabilisant

Leur objectif est évidemment politique, personnellement et généralement. Il s’agit de mettre chacun en position d’acteur face à son environnement. Que tous puissent décider de leur approche face au nucléaire, à la pollution et à l’énergétique. Ce qu’ils veulent, c’est proposer une écologie active qui empêche toute catastrophe. Il est vital d’arriver à une défense du vivant sous toutes ses formes afin d’améliorer notre condition et surtout de la rendre pérenne. Ses propos, l’auteur les appuie sur des chiffres, mais aussi sur des rapports scientifiques. Un des fondements de sa réflexion est notamment la tribune signée par plus de 15 000 scientifiques du monde entier pour alerter sur la situation actuelle.

La responsabilité est selon lui partagée et complexe. Il envisage un programme complet où il est clair que tout s’entremêle. C’est dans cette continuité qu’il propose également des éléments liés à l’économie. Chacun devrait parvenir à une forme de décroissance de sa consommation. La santé, la culture, l’éducation, les services publics et les organismes de solidarité feront l’objet de consolidations.

Les richesses quant à elles sont à partager équitablement. Finalement, les frontières seraient à abolir dans un sens où les hommes ne seraient plus séparés.

Son parti est donc une réponse afin de proposer une solution à l’inévitable, une pensée en direction de l’unification des hommes et de l’abolition de ces éléments qui nous distancient. Le journaliste se veut optimiste. Un brin utopiste, mais assurément ambitieux, ce qui lui accorde d’autant plus de force.

Son parti lui se veut non seulement humain, mais entièrement vivant et vise à restaurer un certain équilibre au sein de l’homme, de la nature et de la planète afin de lui assurer une certaine pérennité. Bien qu’il n’ait pas d’ambition politique personnelle, le parti sera quant à lui présent aux élections européennes de 2019.

Publié le mardi 13 février 2018 à 12:26, modifications mardi 13 février 2018 à 12:31

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