Politique

Assistants parlementaires du Front national : Marine Le Pen mise en examen

Marine Le Pen a été mise en examen, dans l’enquête sur les assistants parlementaires d’eurodéputés frontistes.

L’étau judiciaire se resserre autour de Marine Le Pen, la présidente du Front national et nouvelle députée du Pas-de-Calais.

En effet, au terme de son audition par le juge Renaud Van Ruymbeke, Marine Le Pen a été mise en examen vendredi 30 juin pour abus de confiance dans l’enquête sur les assistants parlementaires d’eurodéputés frontistes.

Conformément à ses engagements pris pendant la campagne présidentielle, Marine Le Pen s’est rendue aujourd’hui à la convocation des juges. Ils l’ont, comme envisagé, mise en examen.

A annoncé son avocat, Me Rodolphe Bosselut.

Ce dernier a ajouté que la présidente du Front national allait déposer un recours « dès lundi » contre cette mise en examen.

En effet, «  à ses yeux », celle-ci viole le principe de la séparation des pouvoirs.

Mise en examen pour « abus de confiance »

De plus, Marine Le Pen, élue eurodéputée depuis 2004, a été mise en examen pour abus de confiance

En sa qualité de députée européenne de 2009 à 2016 pour utilisation de fonds du Parlement européen.

Il s’agit de salaires versés à sa cheffe de cabinet au Front national, Catherine Griset. Ainsi qu’a son garde du corps, Thierry Légier.

La nouvelle députée du Pas-de-Calais a également été mise en examen pour « complicité d’abus de confiance » de 2014 à 2016 en sa qualité de présidente du parti d’extrême droite, selon son avocat.

Convoquée en début d’après-midi au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, la candidate à l’élection présidentielle a lu une déclaration.

Cependant, elle n’a pas, comme la loi l’y autorise, répondu aux questions.

Jusqu’ici, Marine Le Pen avait refusé de rencontrer les juges. Elle avait argué son immunité d’eurodéputée pour rejeter sa première convocation le 10 mars.

Ensuite, elle avait annoncé qu’elle se rendrait aux convocations des juges après les élections présidentielle et législatives.

Dix-sept élus FN visés par l’enquête

Ainsi, les magistrats cherchent à déterminer si le Front national a mis en place un système généralisé pour rémunérer ses permanents avec des crédits européens.

En effet, ils vont tenter de prouver si le parti les a fait salarier comme assistants de ses eurodéputés, sans que leur travail ait un lien avec les activités du Parlement européen.

A ce jour, dix-sept eurodéputés frontistes, dont Marine Le Pen et son père Jean-Marie Le Pen, sont visés.

En outre, l’enquête en France, ouverte en 2015, porte sur au moins une quarantaine d’assistants parlementaires.

Publié le samedi 1 juillet 2017 à 18:13, modifications dimanche 2 juillet 2017 à 14:17

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